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Top Ten Tuesday: 5 Livres pour faire pleurer dans les chaumières

Après un an d’absence, deux déménagements, un nouveau job, et accessoirement, un bébé tout neuf, I’m back! Je n’ai pas vu cette année passer, et surtout, je n’ai pas eu une minute pour me poser devant mon clavier. Mais ce blog me manque, alors remettons doucement le pied à l’étrier avec un petit Top Ten Tuesday.

Pleurer est une seconde nature chez moi. Aussi, il est rare que je ne verse pas une larmichette quand le sort réserve quelques embûches à mes héros préférés. J’ai pleuré quand Cédric Diggory est mort, j’ai pleuré quand Dumbledore est mort, j’ai pleuré quand Gandalf est mort (mais en fait non !), j’ai pleuré quand Vérité est mort, et parfois, je pleure même quand personne ne meurt ! Mais les livres de cette liste appartiennent à une toute autre catégorie: ceux qui vous ruinent en Kleenex et vous forcent à prétendre que vous faites de la conjonctivite le lendemain au boulot.

1. La nostalgie de l’ange, Alice Sebold

la nostalgie de l'angeCe roman est très différent de ce que j’ai l’habitude de lire, notamment à cause de son thème et parce qu’il flirte dangereusement avec l’impudique et le racoleur. C’est l’histoire d’une adolescente qui, après avoir été violée et tuée, observe depuis le ciel sa famille et ses amis qui tentent de continuer à vivre pendant qu’elle-même essaie d’accepter sa propre mort. La narration est suffisamment en retenue pour que l’on ne sombre pas trop dans le sordide et le voyeurisme. Mais tout de même, il est impossible de ne pas chouiner du début à la fin, devant tant de tristesse et d’injustice. Bref, la thématique est d’une rare violence mais la délicatesse et l’innocence de la jeune narratrice évitent que l’on s’y complaise. Un roman perturbant parce qu’on ne peut pas s’empêcher de se projeter dans ces personnages confrontés à la perte d’un être cher.

2. La Virevolte, Nancy Huston

virevolte_huston1Je ne connaissais pas Nancy Huston avant La virevolte et je ne remercierai jamais assez ma tendre Marie-Noëlle pour cette magnifique découverte. La virevolte raconte le choix terrifiant mais vital d’une maman, Lin, qui pour se sentir femme à nouveau abandonne mari et enfants pour se consacrer à sa passion de toujours: la danse. C’est un roman de l’absence mais aussi de la survie et de la passion, celles de cette femme qui s’est oubliée en devenant mère.

Un livre tout en retenue et finesse, qui m’a laissée écartelée et incapable de décider si cette femme avait fait le bon choix. Mais y en avait-il ?

Une relecture maintenant que je suis maman changerait-elle ma vision des choses ? Qui sait…

3. L’Assommoir, Émile Zola

assommoirEst-il vraiment utile de présenter ce monument de la littérature ? On sait dès le début qu’ils sont foutus, tous, et que l’alccol, la société et le déterminisme auront leur peau. On assiste à la déchéance de Gervaise, qui d’abord lutte, mais abandonne face à tant de forces liguées contre elle. On ne peut pas être surpris par cette fin atroce et pourtant, il y a une profonde révolte à regarder Gervaise, crever comme un chien, seule sous son escalier, à peine humaine.

Mon premier roman social, une grande claque qui pique bien les noeils !

« Et il ne faut point conclure, que le peuple tout entier est mauvais, car mes personnages ne sont pas mauvais, ils ne sont qu’ignorants et gâtés par le milieu de rude besogne et de misère où ils vivent. »

4. Des souris et des hommes, Steinbeck

des-souris-et-des-hommesEncore un classique, lu il y a bien longtemps. Et là encore, un sentiment d’injustice qui petit à petit fait gronder la révolte et monter les larmes aux yeux. Lennie, ce « doux colosse innocent aux mains dangereuses » ne mérite pas ce qui lui arrive, lui qui ne rêve que d’élever des lapins. Mais là encore, le sort s’acharne et finalement, dès le début, tout est joué, il ne reste qu’à regarder, impuissant, les événements s’enchaîner. Un petit livre d’une puissance incroyable.

*

« Y a pas besoin d’avoir de la cervelle pour être un brave type. Des fois, il me semble que c’est même le contraire. »

*

5. 35 kilos d’espoir, Anna Gavalda

35kgVous remarquerez que j’ai placé ce roman en dernier. Parce que j’ai honte. A plusieurs titres. Déjà, c’est de la littérature jeunesse et même très jeune, pour un public entre 9 et 12 ans et que je suis en train de vous avouer que j’ai pleuré en le lisant. Ensuite, parce que c’est du Anna Gavalda, et même si c’est le seul titre que je connais, on ne lit pas du Anna Gavalda quand on a des lettres, môssieur. C’est ce que les Inrocks et Télérama m’ont dit. Enfin, j’ai surtout des hontes des circonstances dans lesquelles j’ai versé mes quelques larmes… Mais comme je n’ai ni amour propre, ni pudeur, je m’en vais vous narrer cette petite anecdote. Imaginez une prof qui cherche un chouette roman à faire lire à haute voix à ses petits sixièmes les moins doués. De mémoire, 6 garçons, 1 fille. Imaginez encore que ladite prof, un peu fainéante et ayant une totale confiance en sa documentaliste, ne juge pas bon de lire en amont le susdit roman qu’elle lui a conseillé. Et là, c’est le drame ! Devant son parterre de petits durs en devenir, la prof ne peut retenir un torrent de larmes à la découverte de la fin de l’histoire. Elle espère avoir été discrète, planquée derrière son bouquin, mais que nenni ! Les mectons ont tout vu et quittent le cours, non pas hilares comme on aurait pu le penser, mais inquiets de l’état émotionnel (et peut-être mental) de leur professeur auquel ils adressent un timide « Ça va, madame ? » en guise d’au revoir.

Bref, un petit roman très touchant que mes élèves ont adoré.

*

PS: Désolée à ceux et celles que j’ai laissé(e)s en plan, notamment Christine Machureau qui avait eu la gentillesse de me faire parvenir son chouette roman que j’avais l’intention de chroniquer.

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Top Ten Tuesday – 10 couvertures de roman que j’aime

Ou du moins, celles dont je me souviens. Ce n’est que depuis que je lis en anglais que j’ai commencé à prêter un peu attention aux couvertures. Car là où celles des éditions françaises me laissent indifférentes au mieux, voire me refilent la gerbe, les éditions anglaises ont souvent de très chouettes couvertures. Pour moins cher. Avec un meilleur papier.

Cependant, on a tous des bouquins qui, aussitôt évoqués, nous rappellent aussi bien un contenu qu’un contenant. Certaines couvertures, pas toujours les plus jolies, nous ont marqué pour une raison X ou Y, pas toujours consciente. En règle générale, il faut bien avouer qu’on a plus de chance de se souvenir de la couverture d’un livre qui nous a plu.

Voici donc la petite liste de couvertures que ma mémoire je préfère :

1. Je ne suis pas très fan de polars, mais à chaque fois que je tombe sur un roman de la Série Noire, j’ai envie de l’acheter. C’est sobre mais ça brille. J’aime.

2. Je suis tombée amoureuse de cette édition. C’est un relié avec une couverture amovible et on sent le grain du papier sous les doigts. L’illustration, là encore, est sobre et le bleu/vert du fond est splendide. Dommage qu’aucune édition française ne l’ait conservée. Actes Sud a préféré une photo.

3. Il y a eu un paquet de couvertures, mais celle-ci, toute en ombres chinoises et monochrome me parait parfaitement résumer le roman.

4. La couverture préférée de ma vieille collec’ de Petit Nicolas. J’ai un souvenir particulièrement précis du petit bonhomme qui court sous le titre.

5. Une illustration vive, presque cartoon, et tellement éloignée de l’univers habituel d’Auster. Un chouette roman aussi.

6. Selon mes goûts habituels, je devrais détester cette couverture. Un perroquet, plein de couleurs flashy. Et pourtant, elle est inséparable de la lecture de ce magnifique roman. En même temps, les couvertures chez Points sont rarement ratées. Ils jouent parfaitement avec le fond d’un blanc immaculé.

7. J’aime le mouvement qui se dégage de cette photo. J’ai un souvenir ému de ma découverte de cet auteur. Tiens, ça me donne envie de relire le roman.

8. C’est sobre, et pourtant on frissonne déjà. Pas fan de J’ai Lu, mais il faut avouer que celle-ci est réussie.

9. Cette édition anglaise a publié une grande partie des romans de Hornby avec, sur la couverture, une ligne de motifs noir et blanc. Seul le fond change de couleur (high fidelity est vert, chaque ligne de dessins une étagère et ses objets). J’aime la façon dont le titre et le nom de l’auteur sont « reliés » et intégrés à l’illustration.

10. Ne me demandez pas pourquoi j’aime cette couverture. Elle est kitchissime, mais il y a quelque chose dans les reflets de l’eau que j’aime. Un roman très drôle, aussi, si je m’en souviens bien.

BONUS : Les livres que je rachèterai sûrement, juste pour leur couverture :

   

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10 livres de Fantasy pour les (pas trop) petits

Paradoxalement, je trouve globalement la Fantasy de littérature jeunesse bien supérieure en qualité à celle pour adultes. Elle est bien écrite, drôle, et surtout ne se prend pas au sérieux. C’est une littérature décomplexée, car dragons, sorciers et esprits font naturellement partie de l’imaginaire des enfants, et dès lors, les auteurs détournent les modèles, jouent avec les lieux communs de façon assez jubilatoire.

10 livres de Fantasy

pour les petits et les grands :

1) Harry Potter – Tous, sans exceptionJ.K Rowling

 » Ce sont nos choix qui montrent ce que nous sommes vraiment, beaucoup plus que nos aptitudes. »

De même que le Seigneur des Anneaux est fondateur, Harry Potter a marqué et marque encore la littérature jeunesse. Enfin un auteur qui parle à l’intelligence de ses lecteurs, truffe son univers de références et d’humour, et nous emporte en un claquement de doigt dans un monde peuplé d’amis de chair et d’encre. Car tout le succès réside là : on est tous Harry Potter.

Là encore, la galerie de personnages, prolifique, ne cesse d’étonner et de ravir le lecteur. Même le plus petit, celui qu’on entraperçoit 2 pages tous les 3 tomes – hein, Mme Pom Fresh ! – est complexe et vivant. Et tous ces détails, souvent négligés par l’adaptation, drôles et incongrus qui constituent l’univers de Poudlard – les noms, les formules magiques, les tableaux, le quidditch…- font du monde d’Harry Potter l’un des plus riches et des plus séduisants que j’ai rencontrés.

Harry Potter n’est jamais niais, fait la part belle aux femmes, bonnes comme mauvaises, c’est ça le vrai féminisme. Et ça, ça compte.

Je ne comprendrai donc jamais qu’on puisse lire Harry Potter et ne pas aimer. Ou alors, on n’a pas dépassé 20 pages. Ou c’est de la mauvaise foi.

À lire, relire et rerelire. Il y a toujours quelque chose qui vous aura échappé.

Et toi, le païen, là, au fond ! N’oublie pas qu’Harry Potter était déjà un phénomène avant la sortie des (mauvais) films. Alors ne fais pas ta mauvaise tête et lis-le ! Harry Potter roxx !

2) Le clan des Otori – 3 à 5 tomes – Lian Hearn

Les bonnes choses vont toujours par trois. Et cette trilogie est magique.

Elle aurait du figurer dans ma liste pour adultes, car initialement, le 1er tome est sorti chez Folio, avant de connaître le succès chez Gallimard-jeunesse.

L’écriture et l’univers ne sont pas ceux du traditionnel roman de littérature jeunesse : on utilise au moins 1000 mots de vocabulaire ! Et les héros ne sont ni européens, ni américains. Car oui, jeunesse, il existe d’autres continents en ce bas monde ! Par contre, c’est encore un adolescent qu’il va vous falloir suivre :

Tomasu, élevé par la communauté pacifiste des Invisibles, se voit arraché de force à son village parès que celui-ci se soit fait massacrer. Adopté par l’un des puissants seigneurs du clan des Otoris, il se trouve mêlé aux nombreuses intrigues qui déchirent un Japon médiéval obscur et violent.

Le clan des Otori est une histoire de violence, de vengeance, mais aussi de loyauté. C’est l’histoire de passions qui se déchainent, d’apprentissage et de poésie.

Pour preuve, le véritable héros de ce 1er volume n’est autre qu’un parquet qui chante. Véridique.

(En fait, il y a 5 volumes. Car comme pour toute série qui rencontre le succès, son auteur ne peut s’empêcher d’exploiter le filon).


3) La trilogie de Bartiméus – 3 tomesJonathan Stroud

Ici, aucun doute, on est vraiment dans la littérature jeunesse : le héros est un jeune (encore !) garçon (encore !). Mais, ô originalité suprême et jouissive, il n’est pas sympathique. Du tout. Et c’est très perturbant.

Mais de toutes façons, ce n’est pas vraiment lui, le héros de notre histoire. Car Bartiméus est bien pire. Mais lui, on l’aime !

Bartiméus est tout simplement un esprit, un Djinn, invoqué par un apprenti sorcier tout pourri mais très ambitieux, et qui n’a d’autre choix que de lui obéir. Il passera d’ailleurs, la moitié du roman à chercher des failles pour échapper à l’emprise de ce jeune morveux.

Ce qui distingue cette trilogie des millions d’autres ? Tout ou presque.

Bartimeus est hilarant. Bartimeus est là contre sa volonté : il n’avait pas du tout envie de participer à ce roman ! Alors, il vanne, commente, fait preuve de mauvaise foi et de mauvaise volonté. Bref, il n’y met pas vraiment du sien. Et il me fait beaucoup rire.

Son maître ? Un jeune ambitieux, arraché dès son plus jeune âge à ses parents, pour être élevé par un sorcier pour lequel il n’a aucune affection. C’est donc un jeune homme assez calculateur et froid, qui n’a que la magie pour se faire une place dans ce monde (légèrement vérolé) gouverné par la sorcellerie.

J’essaie tous les ans de le faire lire à un ou deux très bons lecteurs de 6ème, sans succès. Ils partent le livre à la main, enchantés après mon pitch, et reviennent sans jamais l’avoir terminé. Du coup, je me demande si c’est moi qui ai un humour tordu ou s’ils sont trop jeunes pour apprécier…

4) A la croisée des mondes 3 tomes – Philip Pullman

L’est-y pas chouchoute cette couverture ? Avec ce gros nounours blanc ? Ne vous fiez pas aux apparences, cette trilogie (!) n’est pas toute guimauve et barbapapa.

Cette fois-ci, nous avons affaire à une héroïne, très jeune, pré-adolescence. Son monde ressemble au nôtre en de nombreux points, à une exception de taille : les daemons. Un daemon est un animal « fétiche », vivant, et relié à un être humain par un lien invisible. C’est en quelque sorte une représentation visible de la personnalité, de l' »âme ».

Lyra, notre héroïne, vit dans un austère pensionnat en compagnie de son daemon, et autour d’elle, les enfants disparaissent. Lyra s’engage à la poursuite de ces kidnappeurs d’enfants, surnommés les Enfourneurs, qui ont notamment capturé son meilleur ami Roger.

Là encore, l’univers est poétique, souvent enfantin, sans jamais être niais ou infantilisant. La langue est riche et c’est un vrai voyage passionnant pour l’imagination. Le propos est moins cynique qu’ailleurs, car c’est une très jeune fille que nous suivons.

Une jolie quête initiatique, emplie d’une magie souvent métaphysique, à laquelle on se laisse facilement prendre. Pullman a un indéniable talent de conteur.

5) Chroniques des temps obscurs –  4 tomes – Michelle Paver

C’est un peu Fantasy chez Néandertal. Rapport au mode de vie nomade, aux clans, à la bestialité qui se dégage de tout ça.

C’est plein de forces brutes, primaires et ancestrales. Toute cette communion avec la nature, ça change, c’est bien. Surtout qu’une fois n’est pas coutume, c’est un élève qui me l’a fait découvrir. Et puis, il y a un loup, c’est chouette les loups. Alors qu’il y a des losers, dans le roman, ils font partie du clan des phoques. On voit pourquoi c’est pas eux les héros…

Et en parlant de héros, devinez quoi ? C’est un jeune garçon ! Oh, ça nous avait manqué !

Non, cynisme mis à part, époque et magies ancestrales font de ce roman un souffle d’air frais bienvenu dans le milieu parfois sclérosé et renfermé sur lui-même de la Fantasy.

6) Le livre des étoiles – 3 tomes – Erik l’Homme

C’est du très classique, avec chevalier,  magicien et tout le toutim. Mais tout débute sur l’île d’Ys, et rien que ça, ça suffit à me vendre un livre. Une île d’Ys située au confluent de 2 mondes.

C’est très charmant, pas révolutionnaire pour un sou, mais même un adulte peut s’y laisser prendre. Un bon moment et une valeur sûre, comme la trilogie suivante, pour tout adolescent de 10 à 13 ans.

 

7) La quête d’Ewilan – 3 tomes + 3 – Pierre Bottero

Bottero a un truc pour les surdoués. Je devrais dire pour les surdouées. Puisqu’après sa reprise du E=MC2 mon amour de P. Cauvin dont les héros ont le QI d’Einstein, il remet le couvert avec Ewilan. Et remarquez, une jeune fille intelligente, ça nous change de tous les petits mecs qu’on a d’habitude.

La quête d’Ewilan est une lecture très marquée jeunesse : le style y est très simple et peut-être rebutant pour un adulte. C’est traditionnellement LA trilogie préférée des bonnes lectrices de collège. En passe donc, de devenir un « classique ».


8) Tara Duncan – Tomes 1 et 2 – Sophie Audouin-Mamikonian

Les couvertures sont bien plus kitch par la suite. C'est dire.

Attention, voilà la cavalerie ! Tara Duncan, c’est du lourd, une machine commerciale bien huilée, au rythme effréné d’un nouveau volume tous les ans. Un tel succès que l’auteure s’est payé le luxe de changer de maison d’édition après la publication des premiers tomes.

Et ce n’est pas étonnant que ça marche : c’est rythmé, un peu déjanté, on ne s’y ennuie pas. De plus, Tara Duncan est entourée d’une bande de joyeux drilles, composée du meilleur pote, de la meilleure copine un peu timide, et même d’un chien ! Tout pour plaire à l’adolescent.

J’ai pris du plaisir à lire les 2 premiers tomes, mais le 3ème m’est tombé des mains. On tourne quand même très vite en rond.

Si vous cherchez un cadeau pour une ado de 12 à 14 ans, c’est parfait !

 
9) Magyk -Tomes 1 et 2 – Angie Sage

Oh, la belle couverture qui donne envie de vomir !

Vous voulez tous les ingrédients de la bonne vieille Fantasy réunis en un seul livre ? Magyk est pour vous. À voir la couverture, on imagine une grosse daube. Mais finalement, ce n’est pas si mal. C’est drôle, sans prétention, plutôt bien écrit et si vous aimez la magie, dans son sens le plus traditionnel, vous serez ravi.

(Là encore je n’ai lu que 2 tomes, faudrait pas abuser des bonnes choses…)

 

 

 

10) Silverwing – Tome 1 uniquement – Kenneth Oppel

Prenez une grosse voix, bien caverneuse et sérieuse, genre le gars du Previoulsy de 24, et lisez ceci tout haut :

« Depuis les temps les plus anciens, une loi contraint les chauves-souris à vivre dans l’obscurité, condamnant à mort quiconque oserait regarder le soleil. Mais un jour, Ombre un chauve-souriceau de la colonie des Ailes d’Argent se laisse pousser par la curiosité et transgresse bien malgré lui la loi. Il ne se rend alors pas compte que l’attendent de nombreuses aventures qui changeront à jamais sa vie. »

Ça fout les chocottes ce truc, non ? Vous kiffez grave votre race, non ? Non plus ? Non. Bon, si vous avez moins de 11 ans, ça peut marcher. Sinon, passez votre chemin. C’est mignonnet à souhait, ça plaît bien, mais pas à moi, même si je peux comprendre l’attrait et ne nie pas la qualité digne de la bibliothèque verte. Pour chauve-souris.

Et devinez quoi ? Ils en ont fait une trilogie !

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Top Ten Tuesday : 5 livres de Fantasy pour les grands

Vous aimez les lectures qui n’en finissent pas ? Fermer un live tout en sachant qu’il reste encore 3 volumes derrière ? Vous aimez les longues épopées même pas intergalactiques ? Les fuites effrénées par instinct de survie ? Vous aimez les coeurs purs affublés de compagnons plus faillibles qu’eux ? Les héros endurant mille tourments et épreuves pour notre bien à tous ? Vous aimez les châteaux, les chevaliers, les combats à l’épée et les vieux bibelots ?

Et surtout, vous aimez la magie qui ne fait pas Crac-boum-hue ?

Alors, cette liste est pour vous !Cette semaine : Thème libre ! Et j’ai choisi…

5 livres de Fantasy

pour les grands :

Pourquoi ce choix ? Parce que c’est une jungle, et qu’il est facile de s’y perdre. Parce qu’il y a proportionnellement beaucoup plus de daubes qu’ailleurs. Parce que ça va me rappeler de bons souvenirs.

Je ne suis ni une grande consommatrice, ni une spécialiste du genre. Certains « classiques » m’ont fait hurler de rire et je les ai posés à la 30ème page.

Du coup, 10 excellents romans, c’est trop, faut pas abuser. En plus, ils font tous 3000 pages en moyenne. Je m’arrêterai donc à 5.

1) Le seigneur des anneaux – The Lord of the rings – JRR Tolkien

« Un Anneau pour les gouverner tous,

Un Anneau pour les trouver

Un Anneau pour les amener tous et dans les ténèbres les lier

Au Pays de Mordor où s’étendent les ombres »

Comment ne pas le citer ? C’est un univers d’une richesse incroyable. Tellement fouillé et complet qu’on se prend à y croire. Une magnifique épopée, exaltante, émouvante, à condition de dépasser les 100 premières pages.

Si vous êtes réfractaire, rapport à tout le tapage autour du film et aux boutonneux qui ne jurent que par ça, dites-vous que pour une fois, ils ont raison.


2) Le cycle de l’assassin royal / La citadelle des ombres – The Farseer Trilogy et The Tawny ManRobin Hobb

En poche, le cycle de l'assassin royal

À l’origine, ce sont deux trilogies. Mais les aléas de la traduction et de l’édition françaises les ont transformées en une multitude de volumes. Avec parfois des titres différents. Pratique, non ?

Dans un univers médiéval, rude et légèrement obscurantiste, nous suivons Fitz, le bâtard du roi, élevé à la cour comme assassin royal. Mais le royaume, jusque là en paix, devient la cible des attaques des pirates rouges, qui transforment les hommes en animaux. Fitz, tiraillé entre deux formes de magie, l’une légale, l’autre bannie, devra trouver son rôle dans la défense du royaume et de la famille royale dont il est issu.

Ces romans marquent le début de mon intérêt pour l’héroïc-fantasy. Ils m’ont tenue des nuits entières en haleine, et pourtant, je n’offre pas mon précieux sommeil si facilement.

L’univers m’a fascinée. (Et j’étais tombée amoureuse de Vérité qui disparait pendant la moitié du roman, il fallait que je le retrouve !)La magie n’y est jamais loin, sans pourtant être vraiment présente. Pas de feux d’artifice ou autres magiciens à paillette. Mais une subtile poésie macabre et des personnages bien campés et très attachants. Et ils souffrent. Et on aime ça. Mais c’est sûrement pour leur bien, non ?

3) Les aventuriers de la mer / L’arche des ombres – The Liveship Traders – Robin Hobb

J’emprunte à Wiki : « Ce cycle raconte l’histoire d’une famille de marchands de la très prospère Terrilville, bien au sud de Castelcerf (ville où commence l’histoire de L’Apprenti assassin). Cette famille possède la Vivacia, une vivenef – formidable vaisseau pouvant devenir vivant, et surtout, pouvant remonter le fleuve du Désert des Pluies afin de faire le commerce d’objets merveilleux. À la mort d’Ephron Vestrit, capitaine de la Vivacia, la lutte pour posséder la vivenef commence. »

Objectivement, cette trilogie (elle aussi morcelée en français) est meilleure que celle citée précédemment. Les personnages y semblent plus fouillés et l’exotisme qu’ils dégagent, de même que les lieux, les rend fascinants. On suit plusieurs personnages, bien moins têtes à claques que Fitz, mais aussi beaucoup plus ambitieux et en phase avec leur monde. Ça fait du bien. Et puis, il y a cette présence tout au long du roman, ce personnage dont je n’ai pas rencontré d’égal ailleurs : la vivenef, ce bateau adoré et maudit. Un vrai héros de tragédie.

Et puis, mesdames, un argument de poids : Robin Hobb est une femme. Et ça se sent. On  a dans ces différentes trilogies une très belle galerie de personnages féminins, forts et indépendants. Et des personnages avec un véritable rôle à jouer, pas des potiches.

Chronologiquement, elle fait le lien entre les 2 parties de l’assassin royal et permet de combler certains « blancs ». C’est d’ailleurs parce que je ne l’ai lue qu’en second qu’elle m’a, au final, moins marquée. Peut-être aussi parce qu’il a fallu que j’attende la sortie de quelques tomes, bien petits, avant de finir la lecture directement en anglais.

Peut-on apprécier pleinement cette série sans avoir lu L’assassin royal ? Pas la 1re partie, en tout cas.

4) Le secret de JiPierre Grimbert

Enfin un auteur français !

Je vous renvoie à Wiki pour le synopsis. Mis à part une écriture agréable, ce que j’ai aimé ici, c’est l’épopée communautaire. Car le secret de Ji, c’est l’aventure d’un groupe, hétéroclite, héritier d’un lourd passé qu’ils ne maîtrisent pas.

On y retrouve au final quelques composantes qui ont fait le succès du Seigneur des anneaux (la force et le poids d’un lieu, le groupe d’aventuriers choisis par le destin), mais ici la communauté ne se disloque pas si rapidement.

Le problème des auteurs de Fantasy, c’est qu’ils ne savent pas s’arrêter. Car après le secret de Ji, nous avons eu le droit aux enfants de Ji puis aux gardiens de Ji. Chaque série est, bien sûr, un peu moins bonne que la précédente.

Grimbert est aussi l’auteur de l’excellent Tome 1 de La Malerune. Malheureusement, il n’a pas poursuivi lui-même cette série et son successeur n’est pas à la hauteur.

5) Les princes d’Ambre VS Les chroniques d’Alvin le faiseurZelazny VS Scott Card

Ces 2 séries n’ont rien de bien exceptionnel, mais je m’en souviens encore, ce qui n’est déjà pas si mal. Et comme il en fallait 5…

Si vous avez beaucoup de temps devant vous, lisez Les princes d’ambre (10 tomes). Ça ne casse pas trois pattes à un canard, mais on se laisse malgré tout très vite prendre au piège de cette saga interminable. D’ailleurs, quelques volumes en moins, ça n’aurait pas été désagréable.

Si vous êtes très patient, lisez Alvin. La série n’est pas finie, et si ça se trouve, Scott Card a rejoint le paradis des mormons. Ce ne serait pas de bol. Un très bon moment (je n’ai lu que les 3 premiers, ceci dit) à condition d’avoir de quoi enchainer et d’être riche. (4 tomes en poche, le reste chez l’Atalante)

BONUS :

– Mention spéciale « écrit avec les pieds » : La tapisserie de Fionavar de Guy Gavriel Kay

– Mention spéciale « pour adolescents américains incultes » : Le cycle de Pendragon de Stephen Lawhead

– Mention spéciale « très bon souvenir de lecture adolescente » : Les Dames du lac de Marion Zimmer Bradley

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Top Ten Tuesday : 10 livres pour 2012

Le blog the Broke and the Bookish propose toutes les semaines de créer une liste de lecture sur la thématique imposée.

Top Ten Tuesday is a weekly meme hosted by the bloggers over at the Broke and the Bookish. Book bloggers from all around create lists based on the chosen topics, and post links to the host blog to share our love of books. This week’s we’re looking forward to 2012 and talking about all the books we’re excited to read in the new year! Top Ten Books I’m Looking Forward to Reading in 2012
 
Cette semaine :
 

Les 10 livres que vous avez hâte de lire en 2012 :

Autrement dit, les 10 livres posés sur ma table de nuit, suite à divers achats et cadeaux noëliens. Et ce début d’année sera placé sous le signe de la litté jeunesse anglo-saxonne.

LJ: Littérature Jeunesse – LA : Littérature Adulte – A : Anglais – F : Français

1) « All morons hate it when you call them a moron. » (LJ – A)

En français, "L'attrape-coeurs"

2) “Are you there, Satan? It’s me, Madison,” (LA – A)

Par l'auteur de Fight Club et de Snuff

3) « La première victime d’une guerre civile, c’est la justice.  » (LA – F)

4) Je sens que ça pourrait être le début d’une histoire d’amour. (LA – F)

5) (LA – F)

6) (LJ – A)

7) (LJ – A)

8) (LJ – A)

9) (LJ – A)

10) Avec un titre pareil, ça ne peut être totalement mauvais. (LJ – A)

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