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The catcher in the rye – L’attrape-coeurs – Salinger

En français, "L'attrape-coeurs"

Un adolescent, des milieux bourgeois new yorkais, est encore une fois expulsé de son école. Il erre trois jours à New York,  retardant le moment de rentrer chez lui. Trois jours de remise en cause, de dépression et de profonde solitude. Trois jours où le lecteur découvre peu à peu quel mal le ronge.

The catcher in the rye, c’est l’histoire d’Holden Caulfield, un adolescent misanthrope, malheureux, mal adapté à son temps, à sa vie, à ses contemporains. Holden Caulfield peste, jure, blasphème, semble haïr tous ceux qu’il rencontre et les écoles qu’ils fréquentent encore davantage. Aucun ne trouve grâce à ses yeux, mais tous lui manquent aussitôt qu’il les quitte. Et c’est pareil avec les filles.

La solitude est la meilleure amie d’Holden Caulfield et on ne peut s’empêcher de se dire qu’il l’a un peu cherché. Parce qu’il est assez énervant, ce jeune homme, à broyer sans cesse du noir et à ne rien aimer. Une vraie tête à claques.

Sauf que, Holden Caulfield, c’est aussi un jeune homme plein d’humanité, transi de peur devant une jeune prostituée, fou à l’idée que son voisin de chambre ait vulgairement fricoté avec celle qui fut la « sweetheart » de son enfance. Et surtout, Holden Caulfield est le « catcher in the rye ».

Holden confie à sa jeune sœur Phoebe, seul être vivant qu’il semble aimer sans condition, qu’il s’est toujours imaginé en « catcher in the rye » : littéralement, »celui qui attrape dans le (champ de) seigle ». Il a, en fait, déformé le vers d’un célèbre poème entendu dans la rue.

Comment les traducteurs français en sont-ils arrivés à un pareil titre, c’est un mystère.

Je ne gâcherai pas votre plaisir de lecture en vous en révélant trop, mais cette scène est l’une des plus touchantes et pures, des plus sincères et justes qu’il m’ait été donné de lire depuis longtemps. C’est sur ce genre d’aveux que les grands personnages de la littérature se construisent. C’est sur ce genre d’aveux que les filles comme moi tombent amoureuses.

J’aurais aimé rencontrer Holden Caulfield à l’adolescence. Et j’aurais sûrement pleuré à la lecture de son récit, à sa profonde solitude, à son amour pour ses frères et sœurs, à sa maladresse avec les gens, et surtout à sa colère contre le monde.  Aujourd’hui, je ressens juste une profonde empathie pour lui, mais le sentiment n’est pas moins puissant.

Si vous avez moins de 20 ans, foncez, vous pourriez vous y reconnaître (ou décider de commettre un meurtre, c’est une possibilité. on peut le détester, le Holden).

Si vous êtes plutôt vieille bique, comme moi, foncez-y aussi, pour la verve du personnage, le style, la nostalgie.

Et le sentiment que les doutes et questions d’un Holden ont un écho universel.

Dans tous les cas, vous passerez un bon moment.

Langue : anglais

Éditeur : Little, Brown and Company

Catégorie : Jeunesse (Ça se discute)

Sous-catégorie : Récit de vie

Thème : Adolescence

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