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The perks of being a wallflower – Pas raccord – Stephen Chbosky

Ploum, ploum, c’est le printemps et tout part à vau-l’eau ! Aucun article,  mais surtout aucune critique depuis belle lurette ! Elle fout quoi, la Coffee, elle glande ?

(fin de l’intermède schizophrénique, destiné à interpeler un public fort marri de la situation)

J’ai deux romans en plan.

Le très estimé On the road de Kerouac, qui pour l’instant me faiche, et le moins connu et néanmoins prometteur Riding Toward Everywhere de William T. Vollmann, très décousu et au vocabulaire un peu trop spécialisé. L’auteur vient de sortir une enquête sur l’après Fukushima. Ça m’intéresse.

J’ai honte.

Doublement honte car le seul roman que j’ai terminé en 1 mois est un roman jeunesse, en anglais certes, mais encore un semi clône sponsorisé par les raéliens de la littérature jeunesse : The perks of being a wallflower

J’ai passé un bon moment (1h, 1h30), versé ma petite larme (je vous ai déjà dit que je pleurais pour un rien ?) et remisé l’ouvrage dans un coin en me disant que je pourrai le conseiller à mes élèves, très friands du genre.

De quoi s’agit-il ?

Le héros, un lycéen à la marge, décalé, brillant et malade à la fois, raconte à une inconnue son année scolaire, par le biais de lettres. C’est donc un énième roman sur l’adolescence mal dans sa peau, inadaptée, qui se cherche. Un critique aura même comparé « The perks » à l’attrape-coeurs. Faut pas trop pousser le bouchon, Maurice.

Le héros est un jeune intéressant, au mode de pensée brillant et original. Sa vision du monde et des relations humaines est touchante et prête souvent à sourire. Mais « the perks » est loin de l »universalité et du style d’un attrape-cœurs. S’il nous touche par moments, on ne s’y identifie pas vraiment, et surtout le sentiment est fugace.

C’est un joli roman, bateau par son univers et les problèmes qu’il pose, mais qui échappe très bien à un certain nombre de clichés, et nous épargne la tête-à-claquerie ou l’insipidité de la plupart des narrateurs du genre (une petite pensée pour Paper Towns). La maladie mentale du héros est un ajout intelligent, mais qui met de la distance avec le lecteur. La vision de l’adolescence a le mérite de ne pas se limiter à la mélancolie, l’amûr, le lycée : on y cause drogue, sexe, alcool et Rocky Horror Picture Show.

Si vous avez 14 ans, vous aimerez sûrement. En plus, c’est pas difficile à lire. Même s’il y a quand même quelques références culturelles sympathiques du siècle dernier (1999) qui t’échapperont.

Si vous êtes plus proche de la trentaine, faites-le vous prêter sur la plage par votre neveu de 14 ans. Vous passerez un bon moment. Et vous pourrez vous la péter quand le film sortira dans le courant de l’année.

C’est ce que j’aurais du faire, mais avouez que la couverture est attirante. Et en relief !

Allez, rendez-vous quand j’aurai fini de lire American Psycho (Non, je ne lis pas que des livres qui ont au moins 10 ans !). Mais c’est pas gagné : j’ai commencé à faire une fixation sur les fautes d’orthographe (à ce niveau là, ça ne s’appelle plus des coquilles), et ça me ralentit.

Emma Watson ou pas, cette affiche est un crime contre mon humanité

Langue: anglais

Éditeur : Simon & Schuster

Catégorie : Jeunesse

Sous-catégorie : Récit de vie

Thème : Adolescence

Pages : 240

1re publication : 1999

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