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Le Club du Suicide – R.L Stevenson

« La vie n’est qu’un théâtre où nous faisons les bouffons aussi longtemps que ce rôle nous amuse. »

Voici une lecture bien décevante. Le titre et l’auteur étaient pourtant alléchants, et le récit commençait très fort, avec un jeune homme qui se tarte-suicide. C’est comme le petit-suicide, sauf qu’on utilise des tartes et pas des petits-suisses. Début très prometteur donc. Et puis, c’est le drame.

C'est ce qu'on appelle une critique assassine. Ahahah.

Le Club du Suicide est constitué de trois parties, qui se présentent comme des nouvelles indépendantes mais forment un tout. Leur point commun : les personnages, le prince Florizel et son dévoué subalterne mais néanmoins ami, le Colonel Géraldine. Un soir qu’ils écument les rues de Londres à la recherche d’aventure et de sensations fortes, ils tombent par hasard sur un jeune désespéré qui se gave de tartelettes à la crème et qui les mènera au fameux Club du Suicide.

Tout cela prend à peine 60 pages et ce sont les seules sur 138 dignes d’y consacrer du temps. En fait, sur trois, seule cette première partie touche vraiment au sujet vendu grâce au titre. L’humour est là, noir et absurde parfois. C’est sordide à souhait. Mais ensuite, le récit prend une tournure très moralisatrice et de mystérieuses, les aventures de nos compères tournent à la course poursuite pour punir l’infâme et monstrueux créateur du Club. Bref, c’est ennuyeux et sans intérêt. Dommage. Le thème et l’idée méritaient un roman tout entier.

« Grosse potenziel » comme dirait le Prince Florizel de Bohème.

Titre original : The Suicide Club

Langue: français

Éditeur : Gallimard

Catégorie : Folio 2 euros

Sous-catégorie : Nouvelles

Pages : 138

1re publication : 1882

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Cercueils sur mesure – Truman Capote

« Les plus grandes fureurs, comme les grands whiskies, requièrent une longue fermentation »

Truman Capote – Cercueils sur mesure – 1980.

Très peu de rapport avec l'article, mais quelle est belle !

Truman Capote. Ahahah. Qui n’a jamais pouffé à la lecture de ce nom pour la 1re fois ? Vous avez 13-14 ans. Capote. Ahahah. Ou même 15-16. Avouez.Eh bien, le gars Truman m’était un parfait inconnu jusqu’aujourd’hui. Son nom m’était familier mais je n’avais pas eu l’occasion de lire sa prose ni même de me renseigner sur le bonhomme.

Apparemment, c’était un rebelle. Un gars qui fait scandale. Il n’écrit quasiment que des nouvelles et c’est un personnage éclectique -novelliste, journaliste, homme mondain, ami d’enfance d’Harper Lee-. Il est d’ailleurs l’un des personnages de To kill a mockingbird. Son grand succès restera sûrement Breakfast à Tiffany’s, notamment grâce à l’adaptation avec Audrey Hepburn.

Pas du tout destiné à écrire, il aura côtoyé Carson McCullers, Tennessee Williams, Norman Mailer ou encore Marilyn Monroe. Il se sera jeté à corps perdu dans un reportage sur un quadruple meurtre et aura fini, seul, dépressif et alcoolique.

Un personnage vraiment intéressant. A creuser.

Quid du texte qui nous intéresse aujourd’hui ?

En toute honnêteté, c’est le titre qui m’a attirée. Je l’ai acheté en même temps que le prometteur Club du suicide de Stevenson.

Il s’agit d’une nouvelle – ou d’un petit roman ? – constituée presque exclusivement constituée de dialogues. Au sens traditionnel du terme ou façon scène de théâtre (L’auteur se met d’ailleurs en scène puisque notre narrateur s’identifie comme TC), mais aussi de conversations téléphoniques, de lettres, de télégrammes.

On ne s’embarrasse donc pas de descriptions ou de longs portraits psychologiques, ici. Le style est concis, diablement efficace et l’histoire progresse au fil des rencontres. La première, et la base de la nouvelle, c’est la rencontre avec Jake Pepper, policer de son état. C’est lui qui enquête sur une série de meurtres, déguisés en accidents, dont le point commun est simple : toutes les victimes ont reçu un cercueil miniature, par la poste, contenant une photo d’eux. Cette enquête est l’obsession de Jake, persuadé d’avoir trouvé un coupable, mais incapable de le prouver.

L’intrigue se dévide au fil des conversations, donc, et nous offre quelques personnages aussi énigmatiques qu’étranges : Bob Quinn – simple fermier ou fou de Dieu ?-, sa femme – hispanique accro à la Tequila, morte naturellement ou assassinée ?-, ou encore la fiancée de Jake – peut-elle échapper au destin ?-.

On passe un bon moment, rien d’extraordinaire certes. Le récit ressemble un peu trop à un exercice de style, clair, concis et efficace. Mais  la grande maîtrise de l’écriture et de la narration dont fait preuve Capote (ahahah) ici, donne envie d’aller jeter un œil sur ses œuvres plus longues, De sang froid, notamment. J’ai un faible pour les dialogues bien écrit, je vais me laisser tenter.

Si vous avez une heure à tuer dans les transports en commun, c’est une excellente façon de le faire. Le cercueil est même fourni !

Titre original : Handcarved Coffins

Langue: français

Éditeur : Gallimard

Catégorie : Folio

Sous-catégorie : Policier

Pages : 117

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