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Fin de vacances

vacances sempéToutes les fins de vacances, c’est pareil.

C’est chouette, les vacances. C’est plein de grasses matinées jusqu’à au moins 7 heures 30, de sorties au parc, de châteaux de sable sur la plage, de puzzles et de lectures à n’en plus finir.

Mais c’est le dernier jour et je me retrouve devant la page blanche. Et à chaque fois, je sèche. J’ai pas envie, c’est pas de ma faute. Le crayon me pèse. Pourtant, c’est la rentrée lundi, il va bien falloir que je m’y mette. Sinon, de quoi je vais avoir l’air avec mon cahier vide ? C’est pas sérieux d’aller à l’école sans avoir fait ses devoirs, surtout quand on est prof. Ça ne se fait pas, je devrais le savoir.

Le Bigorneau, lui, s’en fiche. Il me dit d’écrire ce que je veux, qu’il m’aiderait bien mais qu’à quatre ans, il ne peut point. Et puis, après tout, c’est mon travail. Ça et l’énorme tas de copies qui m’attend un peu plus loin.

Alors je sèche.

Toutes les fins de vacances, c’est pareil…

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Chère estimée Maîtresse du Bigorneau,

On n’est pas partis au ski cette année. On n’a pas non plus gravi l’Everest ou traversé l’Atlantique. Je pourrais te dire qu’on a survécu à la mousson, rapport au temps pourri, mais le Bigorneau serait capable de démentir. Rien de tout ça ici, même si c’était chouette quand même. Mais je ne sais pas comment te raconter ces petits moments de notre quotidien sans donner l’impression qu’on s’est ennuyés comme des rats morts. 

Je me mets aussi à ta place: je le sais d’expérience, la lecture d’un récit morne et sans intérêt peut pousser à la dépression. Et chaque lundi d’après vacances, tu t’infliges cette punition supplémentaire. Ce n’est pas sérieux, il faut prendre soin de toi. C’est la reprise, c’est lundi. A chaque jour suffit sa peine.

Alors, s’il te plaît, maîtresse, aie pitié de toi, de moi, et arrête de me donner des devoirs de vacances.

Merci d’avance, pour moi et -j’en suis sûre- pour les autres parents qui souffrent en silence.

Cordialement,

La Maman du Bigorneau

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Quand tu es prof de lycée (Gifs 2)

Quand je découvre que certains BTS savent à peine lire et écrire

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Quand je corrige trop de copies à l’heure

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Quand j’ai enchaîné plusieurs paquets

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Quand j’ai lu toute la soirée que Victor Hugo, auteur du 17e siècle, avait écrit des livres.

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Quand Kevin rencontre par hasard la Culture. Ou que la Culture rencontre Kevin.

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Quand un élève somnole en classe

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Quand j’annonce un devoir-surprise et qu’on me demande si je suis sérieuse

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Quand Kevin a compris ma blague, mais pas Dylan.

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Quand, pleine d’illusions, je m’installe pour écouter des exposés

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La réalité

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Quand Kevin découvre sa sexualité

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Quand Kevin me demande comment on écrit « évaluation »

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Quand Kevin m’explique que La Bruyère ne sait pas parler français

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Ce à quoi pensent vraiment Kevin, Dylan et Steven-Charles pendant mes cours

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Quand je traverse le lycée avec le matériel de vidéoprojection

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Quand le proviseur utilise un sigle made in Education Nationale

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La veille d’une inspection

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Le cerveau d’un prof post-marathon conseils de classe, réunions parents-profs du 1er trimestre

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Du noir, du blanc et des couleurs

J’aime les albums aux graphismes simples, à la limite du dépouillement, et qui laissent le lecteur respirer.  Or, j’ignore si la technique a un nom, mais force est de constater que les albums jeunesse qui jouent sur le contraste entre le noir, le blanc et les couleurs, sont légion ces temps-ci. Ils se prêtent particulièrement bien à cette « légèreté » visuelle que j’affectionne, mais paradoxalement, je ne les aime pas très souvent.

La frontière entre simplicité et vide intersidéral est très glissante.

Parfois, le trait noir est trop épais, et « obscurcit » l’histoire au lieu de l’éclairer. Parfois aussi, le dessin est magnifique mais l’histoire faiblarde et cela n’a plus d’intérêt pour moi.

Mais de temps en temps, le résultat est superbe, tout en nuances, et ce jeu sur les contrastes sert parfaitement une histoire bien racontée.

P’tit Biscuit, Cécile Hudrisier c/o Didier Jeunesse

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J’ai craqué sur les graphismes épurés et pourtant réalistes de ce livre. Le blanc (légèrement crème, car en plus le papier est beau) domine largement mais les dessins très fins et minutieux ainsi qu’un texte très musical donnent un équilibre et une poésie remarquables à l’ensemble. Du coup, la page blanche elle-même fait partie du décor et l’on a l’impression de littéralement tenir un petit univers entre ses mains. Quant à l’histoire, c’est une reprise du célèbre conte anglo-saxon et elle finit de façon assez cruelle -pour mon plaisir- ce qui n’a pas semblé choquer le Bigorneau du haut de ses 2 ans et demi.

Un vrai coup de cœur pour cette histoire très joliment racontée et d’un très bel équilibre entre texte et image.

Plic Plac Ploc, Bushika et Maro c/o Didier Jeunesse

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Cet album est un cadeau et j’étais plus que sceptique devant le graphisme naïf et la légèreté du texte. Grossière erreur.

Un personnage coloré puis deux, suivis rapidement de toute une foule multicolore, s’amusent dans la pluie. Le texte est succint, beaucoup d’onomatopées et quelques phrases dont je n’avais pas saisi l’importance, un peu repoussée, je l’avoue, par l’apparente simplicité (en vrai, j’ai pensé niaiserie) de l’ensemble. Sauf qu’en fait, cet album est très malin car il reprend les passages clé de comptines sur la pluie (« tombe, tombe, tombe la pluie », « il pleut, il mouille »…) que je n’avais pas identifiées et qui sont un complément très fun, à la lecture, aux onomatopées que mon fils adore prononcer.  On alterne les splitch, les splotch, et les fredonnements, c’est sympa. Là encore, on démarre sur une page très blanche qui se remplit peu à peu de couleur, tourbillonne, puis vire au noir quand la pluie s’intensifie et que la gadoue s’installe.

Le Bigorneau semble retrouver le même plaisir qu’il a à sauter à pieds joints dans les flaques d’eau. De préférence boueuses, sinon c’est moins drôle.

Le tapir aux pas de velours, Kim Han-Min c/o Cambourakis

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Bien que le graphisme soit très différent, cet album ressemble beaucoup à celui de petit biscuit. On y trouve un jeu sur les sons important, pour raconter les déambulations discrètes de nos petits tapirs, un voyage donc, et un beau papier crème ! Le noir est beaucoup plus présent ici, cependant pas étouffant, car l’auteur joue également sur les nuances de couleur. Après, certains seront sûrement allergiques au style asiatique du dessin mais le dessin est tout de même très moderne et l’histoire fort mignonnette.

Extra Doux, Barnett et Klassen c/o Milan

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Last but not least, tout frais acheté de ce matin, cet album va sûrement rester un chouchou au même titre que P’tit biscuit. Annabelle trouve un jour une boîte remplie de fil multicolore et commence à colorer le monde, bien triste, qu’elle habite. La couleur envahit donc la page petit à petit, même si le sombre n’est jamais très loin. C’est beau et c’est même parfois drôle car Annabelle tricote des pulls pour tout et tout le monde. Là encore, le Bigorneau l’a adopté à la première lecture.

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Quand tu es prof de lycée (en gifs animés et en séries télé)

L ‘idée a été volée là: Vis ma vie d’instit. Le modèle est beaucoup plus drôle, mais on fait ce qu’on peut !

C’est ma deuxième année en lycée et finalement, j’ai vite découvert que les élèves n’y sont pas si différents qu’en collège. Même en BTS !

Un cookie offert à celui ou celle capable de citer toutes les séries utilisées.

Ce que l’Éduc Nat’ nous demande d’être

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Ce que nous sommes vraiment

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Quand j’essaie d’impressionner les élèves en début d’année

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Quand je surveille un devoir

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Quand les élèves essaient de sortir avant la fin du devoir

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Quand ils me demandent si j’ai corrigé leurs copies

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Ce que je rêve de faire de leurs copies

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Quand je rends les copies avec un mois peu de retard

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Quand Jason veut me convaincre que sa phrase sans verbe est correcte

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Quand Jordan, élève de 2nde, pense enfin à utiliser des points et des majuscules (des fois)

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Quand je cherche des idées pour un nouveau cours

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Quand je remplis mes bulletins

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Quand Kevin, 6 de moyenne en français, annonce au conseil qu’il veut faire une 1re L

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Quand mes collègues essaient de me convaincre de participer à toutes sortes de projets au lieu de faire cours

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Quand on se remonte le moral, avec les collègues, en salle des profs

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A la pause

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A la pause aussi

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Quand midi approche et que ta salle donne sur la cantine

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Quand on m’annonce une réunion au lycée à 18h

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Quand on m’annonce une réunion au lycée à 18h un mercredi

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Quand c’est les vacances

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Le Bigorneau pour les nuls : Petit lexique à l’usage des non-initiés

Y a des mots, des masses de mots chantait La Tordue. Et effectivement, si mon fils était un collégien, je lui validerais sans hésiter le palier de compétences « Maitrise de la langue ». Les doigts dans l’orifice nasal, même.  Tellement qu’il cause bien.

Mais comme il n’a que 15 mois, on va attendre un peu. Je ne voudrais pas faire de jaloux. Si ses progrès ne sont pas évidents pour le commun des mortels – gros nazes qu’ils sont – pour la maman que je suis, c’est tout bonnement époustouflant.

Par ordre d’arrivée, voici donc le lexique du Bigorneau. Vas-y Bigorneau, épate la galerie :

Maman

Tel fut son premier mot au doux âge de 10 mois. Fierté, pavanage devant le papa, bisque bisque rage.

Généralement hurlé prononcé d’un ton autoritaire et sans concession. Pour réclamer au choix : à manger, un truc tombé par terre pour la 253è fois, de l’attention.

Variante quand le Bigorneau veut se faire plaindre : mÔman (avec la bouche en cul de poule qui forme une petite moue adorable).

Papa

Arrivé en seconde position (nanananère), quelques jours plus tard, Papa est le mot hype du moment. Pas une conversation, en ville, chez des amis, ou tout simplement dans son bain, sans qu’il n’apparaisse. Tiens, à la réflexion, ses conversations sont constituées à 90% de ce mot. alors bien sûr, on varie, le rythme, le ton, la tessiture, mais au final, il est toujours question de papa.

Bref, le Papa est bien utile. Il désigne au choix :

– The papa

– Mais aussi tout homme qui approche le Bigorneau (succès garanti dans les rayons du Leclerc, quand le Bigorneau interpelle M. Duschmoll à l’autre bout du rayon surgelés). S’ensuit beaucoup de blagues pour The papa, autour de sa supposée paternité.

– Ou encore, une mouche, un bout de pain, une cuiller, un caillou, un merle, un arrosoir, un flacon de gel douche. La liste est longue,  je vous épargnerai. En fait, lisez ce lexique jusqu’au bout pour savoir quand le Bigorneau n’utilise pas le mot Papa.

– Enfin, dernier avantage, et non le moindre, « papa » permet de fredonner allégrement, Un deux trois nous irons au bois, alors qu’on ne connait pas les paroles.

Chantez avec moi : Papapa PapapapApa !

C’est sûrement transférable à plein de supers chansons qu’on n’a pas encore apprises. Pratique, non ?

Chapi

C’est le chat. Mais, avec le Bigorneau, il s’appellerait plutôt Api ou Papi, selon les jours. Tout de suite, on cerne ses priorités et on voit qui est vraiment important dans sa vie. Et le chat l’est, important. En moyenne 25 fois par jour, le Bigorneau va tendre son petit bras potelé au bout duquel se trouve un petit index tout aussi potelé et hurler s’écrier : Api ! Et il ne s’arrêtera pas tant que vous ne lui aurez pas signifié d’une façon ou d’une autre, que oui, c’est merveilleux, extraordinaire, incroyable, bouleversifiant, c’est bien le chat qui vient d’entrer dans la pièce.

On a pourtant cru, à l’âge de 11 mois, qu’il allait enfin s’exprimer comme tout le monde, lorsqu’il s’est mis à répéter en boucle, sans faute, cette phrase inoubliable : » Il est là-bas, Chapi ». Mais ce fut un faux espoir car plus il la répétait, plus il la déformait. La lose. Le Bigorneau ne sera donc pas Prix Nobel de Littérature (bah quoi, on vise haut sur le rocher) à l’âge de 24 mois.

Notons toutefois, quelques avantages notables à l’utilisation du Chapi :

1) Il sert d’avertisseur sonore pour le chat, qui, dès qu’il l’entend, prend ses pattes à son cou. On évite ainsi quelques légers traumatismes.

2) Les papis légitimes – innocents qu’ils sont – sont tout flattés d’être l’objet des attentions langagières du Bigorneau dès que le chat est dans la pièce. Parce qu’il ne faut pas déconner, on n’appelle pas son papi papi quand on est un Bigorneau. On a des priorités, je vous le répète.

3) Pas la peine de s’ennuyer à apprendre le nom des animaux poilus à 4 pattes, ressemblant de près ou de loin à un chat, ce sera un Papi ! Et hop, ni vu ni connu, je t’embrouille.

Non

3è ex-aequo. Le non est beaucoup plus efficace quand prononcé avec gravité et emphase : Nononononon.

Mais pour décontenancer votre interlocuteur, vous pouvez l’asséner d’un ton franc et sans équivoqe, le tout accompagné d’un geste de la main pour repousser l’opportun : NON !

C’est clair. Non ?

Coucou

Est-ce vraiment un mot ? Ou plutôt : est-ce vraiment un mot quand il n’est prononcé correctement que pour imiter l’oiseau de nos bois ? Ou celui qui sort de la petite boîte pour donner l’heure ?

Parce que le Bigorneau imite à la perfection le coucou qu’il entend chanter dans le jardin.

Par contre, quand il s’agit de dire bonjour en secouant sa petite mimine, il préfère dire… Caca ! C’est tellement plus classe et puis, quand vous saluez tous les inconnus que vous croisez, ça offre de sympathiques accroches de conversation.

En construction

Aléatoires, pas toujours reconnaissable, juste avec l’intonation mais sans les bonnes syllabes, avec les bonnes syllabes mais dans le désordre, nous pouvons ajouter à notre liste :

– Merci

– Au revoir

– Coccinelle (mais il faut avoir l’ouïe fine ou beaucoup d’imagination)

– Là-bas

– Chien (Plutôt quin ou quien)

– Bateau (de bateau sur l’eau)

– Sur l’eau (avec le bateau)

J’oscille entre impatience et anxiété à l’idée qu’un jour, il saura vraiment parler.

Impatience, parce que c’est tout de même bien pratique (et mignon) et que ça nous évitera un certain nombre de cris et de crises.

Anxiété, parce que vu le débit de paroles du Bigorneau depuis toujours, je vais enfin  avoir une concurrence sérieuse sur le rocher.

Et vous, ils disent quoi vos crustacés ?

PS: Non, vous n’hallucinez pas, le blog a encore changé de tête. Et oui, c’est bien une nouvelle rubrique. Je fais ce que j’veux d’abord ! Zêtes pas ma mère ! Hmmm, désolée. Sincèrement, la motivation est aux abonnés absent, je n’ai pas beaucoup d’idées et je n’ai pas fini un livre depuis un moment, alors je me remotive avec ce qui occupe la majeure partie de mon temps : Ze Bigorneau.

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