Archives de Catégorie: La maman du bigorneau

Fin de vacances

vacances sempéToutes les fins de vacances, c’est pareil.

C’est chouette, les vacances. C’est plein de grasses matinées jusqu’à au moins 7 heures 30, de sorties au parc, de châteaux de sable sur la plage, de puzzles et de lectures à n’en plus finir.

Mais c’est le dernier jour et je me retrouve devant la page blanche. Et à chaque fois, je sèche. J’ai pas envie, c’est pas de ma faute. Le crayon me pèse. Pourtant, c’est la rentrée lundi, il va bien falloir que je m’y mette. Sinon, de quoi je vais avoir l’air avec mon cahier vide ? C’est pas sérieux d’aller à l’école sans avoir fait ses devoirs, surtout quand on est prof. Ça ne se fait pas, je devrais le savoir.

Le Bigorneau, lui, s’en fiche. Il me dit d’écrire ce que je veux, qu’il m’aiderait bien mais qu’à quatre ans, il ne peut point. Et puis, après tout, c’est mon travail. Ça et l’énorme tas de copies qui m’attend un peu plus loin.

Alors je sèche.

Toutes les fins de vacances, c’est pareil…

*

Chère estimée Maîtresse du Bigorneau,

On n’est pas partis au ski cette année. On n’a pas non plus gravi l’Everest ou traversé l’Atlantique. Je pourrais te dire qu’on a survécu à la mousson, rapport au temps pourri, mais le Bigorneau serait capable de démentir. Rien de tout ça ici, même si c’était chouette quand même. Mais je ne sais pas comment te raconter ces petits moments de notre quotidien sans donner l’impression qu’on s’est ennuyés comme des rats morts. 

Je me mets aussi à ta place: je le sais d’expérience, la lecture d’un récit morne et sans intérêt peut pousser à la dépression. Et chaque lundi d’après vacances, tu t’infliges cette punition supplémentaire. Ce n’est pas sérieux, il faut prendre soin de toi. C’est la reprise, c’est lundi. A chaque jour suffit sa peine.

Alors, s’il te plaît, maîtresse, aie pitié de toi, de moi, et arrête de me donner des devoirs de vacances.

Merci d’avance, pour moi et -j’en suis sûre- pour les autres parents qui souffrent en silence.

Cordialement,

La Maman du Bigorneau

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Petits Papiers

J’ai un nouveau hobby: la découpe de papier ! Après avoir diverti le Bigorneau à coups de ciseaux pour créer divers paysages de savane, j’ai investi dans un peu de matériel et  dans le grand livre des papiers découpés, pour les idées.

Avec un peu de dextérité et de patience, j’ai réalisé ma première carte, en suivant un modèle du livre:

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Puis une seconde. Et là, j’ai eu du mal à trouver quelque chose qui correspondait à mes goûts et à ceux du Bigorneau. Alors, je me suis lancée, et j’ai créé ma propre carte, d’après un dessin trouvé sur le net modifié par mes soins:

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Et comme j’adore ces contrastes, j’ai continué en dessinant entièrement mon premier gabarit. Tadam !!!!

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J’ignore combien de temps ça va durer, mais pour l’instant, je m’éclate ! J’aime construire des cartes avec plusieurs plans et surtout des détails personnalisés, et si mes talents de dessinatrice sont limités, je compense parfois en piquant des idées sur le net.

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Prochain projet: une carte d’anniversaire pour un copain du Bigorneau.

On s’amuse comme on peut ! 🙂

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Du noir, du blanc et des couleurs

J’aime les albums aux graphismes simples, à la limite du dépouillement, et qui laissent le lecteur respirer.  Or, j’ignore si la technique a un nom, mais force est de constater que les albums jeunesse qui jouent sur le contraste entre le noir, le blanc et les couleurs, sont légion ces temps-ci. Ils se prêtent particulièrement bien à cette « légèreté » visuelle que j’affectionne, mais paradoxalement, je ne les aime pas très souvent.

La frontière entre simplicité et vide intersidéral est très glissante.

Parfois, le trait noir est trop épais, et « obscurcit » l’histoire au lieu de l’éclairer. Parfois aussi, le dessin est magnifique mais l’histoire faiblarde et cela n’a plus d’intérêt pour moi.

Mais de temps en temps, le résultat est superbe, tout en nuances, et ce jeu sur les contrastes sert parfaitement une histoire bien racontée.

P’tit Biscuit, Cécile Hudrisier c/o Didier Jeunesse

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J’ai craqué sur les graphismes épurés et pourtant réalistes de ce livre. Le blanc (légèrement crème, car en plus le papier est beau) domine largement mais les dessins très fins et minutieux ainsi qu’un texte très musical donnent un équilibre et une poésie remarquables à l’ensemble. Du coup, la page blanche elle-même fait partie du décor et l’on a l’impression de littéralement tenir un petit univers entre ses mains. Quant à l’histoire, c’est une reprise du célèbre conte anglo-saxon et elle finit de façon assez cruelle -pour mon plaisir- ce qui n’a pas semblé choquer le Bigorneau du haut de ses 2 ans et demi.

Un vrai coup de cœur pour cette histoire très joliment racontée et d’un très bel équilibre entre texte et image.

Plic Plac Ploc, Bushika et Maro c/o Didier Jeunesse

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Cet album est un cadeau et j’étais plus que sceptique devant le graphisme naïf et la légèreté du texte. Grossière erreur.

Un personnage coloré puis deux, suivis rapidement de toute une foule multicolore, s’amusent dans la pluie. Le texte est succint, beaucoup d’onomatopées et quelques phrases dont je n’avais pas saisi l’importance, un peu repoussée, je l’avoue, par l’apparente simplicité (en vrai, j’ai pensé niaiserie) de l’ensemble. Sauf qu’en fait, cet album est très malin car il reprend les passages clé de comptines sur la pluie (« tombe, tombe, tombe la pluie », « il pleut, il mouille »…) que je n’avais pas identifiées et qui sont un complément très fun, à la lecture, aux onomatopées que mon fils adore prononcer.  On alterne les splitch, les splotch, et les fredonnements, c’est sympa. Là encore, on démarre sur une page très blanche qui se remplit peu à peu de couleur, tourbillonne, puis vire au noir quand la pluie s’intensifie et que la gadoue s’installe.

Le Bigorneau semble retrouver le même plaisir qu’il a à sauter à pieds joints dans les flaques d’eau. De préférence boueuses, sinon c’est moins drôle.

Le tapir aux pas de velours, Kim Han-Min c/o Cambourakis

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Bien que le graphisme soit très différent, cet album ressemble beaucoup à celui de petit biscuit. On y trouve un jeu sur les sons important, pour raconter les déambulations discrètes de nos petits tapirs, un voyage donc, et un beau papier crème ! Le noir est beaucoup plus présent ici, cependant pas étouffant, car l’auteur joue également sur les nuances de couleur. Après, certains seront sûrement allergiques au style asiatique du dessin mais le dessin est tout de même très moderne et l’histoire fort mignonnette.

Extra Doux, Barnett et Klassen c/o Milan

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Last but not least, tout frais acheté de ce matin, cet album va sûrement rester un chouchou au même titre que P’tit biscuit. Annabelle trouve un jour une boîte remplie de fil multicolore et commence à colorer le monde, bien triste, qu’elle habite. La couleur envahit donc la page petit à petit, même si le sombre n’est jamais très loin. C’est beau et c’est même parfois drôle car Annabelle tricote des pulls pour tout et tout le monde. Là encore, le Bigorneau l’a adopté à la première lecture.

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Touche à tout : des livres à manipuler

Le Bigorneau a déjà, à 16 mois, une bibliothèque impressionnante pour son âge. Il y a en pour toutes les humeurs et tous les goûts, même si une journée s’achève rarement sans qu’on les ai tous lus une fois.

Il y a les livres à chanter, les livres à bruiter, les livres à raconter, ceux avec des coccinelles, ceux avec des papas ou  avec des Chapi (cf le lexique du bigorneau). Mais ceux qui remportent la palme, haut la main, depuis le début, ce sont les livres qui sont drôles à tripoter !

Parce que je ne sais pas si vous l’avez remarqué, mais les formes et formats des livres pour petits ne sont pas toujours adaptés pour un tournage de pages par mimines gluantes empotées et posage sur cuissot rebondi.

Du coup, il y a les livres qu’on lit plutôt avec papa et maman, et ceux qu’on découvre tout seul. Petit tour d’horizon des livres que le Bigorneau a beaucoup aimé, voire aime encore manipuler :

Dès qu’il sait saisir un objet :

a) L’imagerie des bébés, Fleurus

Ne nous leurrons pas, les premiers livres ne sont là que pour être mangés. Puis, une fois rassasié, le Bigorneau tourner leur page, parce que c’est rigolo. Enfin, s’il lui reste un peu d’énergie, il consentira à en étudier le contenu.

L’imagerie des bébés, chez Fleurus est parfaite pour ça. Le format est petit, les coins bien arrondis, et la couverture molletonnée. Le livre tient très bien en main et les pages sont faciles à tourner, parfait pour nos modèles réduits. Le contenu est simple mais très attractif pour l’œil de bébé, car il ne s’agit pas de dessins, mais de figurines en pâte à modeler. Du coup, on  a une impression de relief qui retient l’attention.

Clairement, on n’achète pas ces livres pour introduire bébé à la beauté et à la grandeur de la langue française : le texte est réduit à sa portion congrue.

Un coup de cœur particulier pour l’imagier du corps. Car si le Bigorneau, vieux de 15 mois, s’est désintéressé au fil des mois de ses imagiers, celui-ci, plus ludique et empli de petits bonhommes, continue de l’amuser. Il accompagne la lecture des pages et des « montre-moi ton… » qui composent le livre de gestes trop choupinous.

Dernier avantage : on les trouve partout, même à Super U !

Dès qu’il sait tourner les pages :

b)  Sur le chemin, Milan jeunesse

Le Bigorneau étant un gros frustré de la vie, du genre à vous percer les tympans si quelque chose lui résiste, nous avons très vite investis dans des livres qu’il pouvait explorer seul, sans hurler. Et celui-ci est parfait.

Le principe est simple : à gauche un ou des animaux découvrent d’autres animaux « cachés » derrière un obstacle. Cet obstacle est en fait une page centrale en relief qui joue sur la transparence et facilite la préhension (toi même !). Ainsi, les coccinelles découvrent derrière une fleur un paillon, les petits poissons un requin derrière une algue, un crabe un pied derrière un seau de plage etc…

Cerise sur le gâteau, le texte est tout en allitérations et forme une douce mélodie. Un très chouette livre que le Bigorneau s’est fait un plaisir d’écorner, sans jamais le détruire déchirer (il l’a pourtant depuis ses 9 mois. Une valeur sûre, je vous dis).

Dès qu’il tient assis :

c) Dans les nuages, Loulou & Cie, L’école des Loisirs

Pourquoi un livre devrait-il forcément être carré ? Ou rectangulaire ? Pas toujours pratique pour tourner les pages collées par des bouts de pains machouillés ou de la graisse de Bigorneau. Ici, chaque page a une forme unique, celle d’un nuage, si bien qu’il y a toujours un bout qui dépasse à saisir. Sur chaque double page ? Un truc qui vole: on commence par une coccinelle et on finit par ça aussi, pour la plus grande joie du Bigorneau.

Dès qu’il aime jouer à sortir et ranger des objets :

d) Mes petites comptines, Tourbillon

Mes petites comptines chez Tourbillon est un objet-livre génial. Il se présente comme une boîte qu’on ouvre sur le côté, et dans laquelle sont rangés 9 mini livres. Chacun de ces livres est consacré à une comptine : à gauche, le texte, à droite l’illustration. Le Bigorneau a passé des heures à jouer avec et à nous solliciter pour les chanter. C’est de la que lui viennent la mémorisation de la mélodie d » 1,2, 3, nous irons au bois » dont je parlais ici et sa passion pour le mot « Coucou ». C’est non seulement génial pour leur faire découvrir ces classiques de la chansonnette (Une poule sur un mur, Le bon roi Dagobert, Dans la forêt lointaine…), mais ils s’amusent comme des petits fous avec ces petits objets parfaitement adaptés à leur main. On retire les livres grâce à une petite ficelle et on les remet en les écrasant replaçant dans de petites cases prévues à cet effet.Les illustrations et les couleurs sont très chouettes, ce qui ne gâche rien. C’est le genre de livres que j’offrirai sans hésiter aux futures mamans.

e) Ma p’tite boîte à livres, Éditions Quatre Fleuves

Ma p’tite boîte à livres est également une boîte, toute en hauteur cette fois-ci, dans laquelle sont empilés 10 petits livres. Le format est un peu plus grand mais très maniable, cependant. Les livres traitent des sujets de la vie quotidienne (ma journée, ma famille) et les classiques couleurs, animaux etc… Bigorneau s’éclate à sortir les livres de la boîte, à la trainer derrière lui grâce à sa poignée, mais en tant que parent, je suis plus mitigée.

Alors certes, c’est écolo, livres et boîte étant constitués à 98% avec des matériaux recyclés, mais le contenu est très léger, voire inadapté pour un petit nenfant français. Il s’agit apparemment d’une traduction ricaine car on y trouve des bus jaunes, des écoles avec des clochers, des fruits et légumes parmi les plus courants outre-atlantique mais moins chez nous. Heureusement, certains livres sont exempts de ces américanismes, comme ceux sur la famille, mais on y trouve en revanche de beaux clichés sur les rôles garçon/fille, papa/maman.

Dès qu’il a les doigts assez agiles

Last but not least, voici les ouvrages favoris du Bigorneau ces derniers temps : les livres à « fenêtres ». Je ne sais pas si ça a un nom officiel, mais c’est comme ça que j’appelle les livres qui dissimulent des images sous des « volets » qu’il faut soulever ou tourner. Une image dans l’image.

f) Mais il est où ?, Loulou & Cie, L’école des loisirs

Mais il est où ? est un ouvrage aux couleurs vives, des mêmes auteurs que Dans les nuages. Tout démarre sur la couverture où l’on peut ouvrir la porte d’une cage et découvrir cette phrase : il est parti mon canari. On parcourt donc le livre à la recherche dudit canari, en découvrant différents objets et habitants de la maison et du jardin, et en cherchant dessous si le canari s’y trouve. Par exemple, sous le volet du tas de feuilles du jardin, on découvre des champignons, et sous ces champignons, une fourmi. Il faut donc poursuivre notre recherche. Le comique de répétition est vraiment le grand truc du Bigorneau qui répète Nononon en boucle à chaque fois qu’on lui demande si le canari se trouve là. Un chouette bouquin, même s’il a encore un peu de mal à saisir les fenêtres parfois, pour les tourner seul.

Plus simple, pour les plus petits, mais tout aussi efficace, je vous conseille aussi celui-ci : Qui se cache sous les fleurs ? chez minedition.

Pour les plus grands, je vous renvoie à mon article sur les magnifiques livres Pop-up des éditions les Grandes Personnes.

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Le Bigorneau pour les nuls : Petit lexique à l’usage des non-initiés

Y a des mots, des masses de mots chantait La Tordue. Et effectivement, si mon fils était un collégien, je lui validerais sans hésiter le palier de compétences « Maitrise de la langue ». Les doigts dans l’orifice nasal, même.  Tellement qu’il cause bien.

Mais comme il n’a que 15 mois, on va attendre un peu. Je ne voudrais pas faire de jaloux. Si ses progrès ne sont pas évidents pour le commun des mortels – gros nazes qu’ils sont – pour la maman que je suis, c’est tout bonnement époustouflant.

Par ordre d’arrivée, voici donc le lexique du Bigorneau. Vas-y Bigorneau, épate la galerie :

Maman

Tel fut son premier mot au doux âge de 10 mois. Fierté, pavanage devant le papa, bisque bisque rage.

Généralement hurlé prononcé d’un ton autoritaire et sans concession. Pour réclamer au choix : à manger, un truc tombé par terre pour la 253è fois, de l’attention.

Variante quand le Bigorneau veut se faire plaindre : mÔman (avec la bouche en cul de poule qui forme une petite moue adorable).

Papa

Arrivé en seconde position (nanananère), quelques jours plus tard, Papa est le mot hype du moment. Pas une conversation, en ville, chez des amis, ou tout simplement dans son bain, sans qu’il n’apparaisse. Tiens, à la réflexion, ses conversations sont constituées à 90% de ce mot. alors bien sûr, on varie, le rythme, le ton, la tessiture, mais au final, il est toujours question de papa.

Bref, le Papa est bien utile. Il désigne au choix :

– The papa

– Mais aussi tout homme qui approche le Bigorneau (succès garanti dans les rayons du Leclerc, quand le Bigorneau interpelle M. Duschmoll à l’autre bout du rayon surgelés). S’ensuit beaucoup de blagues pour The papa, autour de sa supposée paternité.

– Ou encore, une mouche, un bout de pain, une cuiller, un caillou, un merle, un arrosoir, un flacon de gel douche. La liste est longue,  je vous épargnerai. En fait, lisez ce lexique jusqu’au bout pour savoir quand le Bigorneau n’utilise pas le mot Papa.

– Enfin, dernier avantage, et non le moindre, « papa » permet de fredonner allégrement, Un deux trois nous irons au bois, alors qu’on ne connait pas les paroles.

Chantez avec moi : Papapa PapapapApa !

C’est sûrement transférable à plein de supers chansons qu’on n’a pas encore apprises. Pratique, non ?

Chapi

C’est le chat. Mais, avec le Bigorneau, il s’appellerait plutôt Api ou Papi, selon les jours. Tout de suite, on cerne ses priorités et on voit qui est vraiment important dans sa vie. Et le chat l’est, important. En moyenne 25 fois par jour, le Bigorneau va tendre son petit bras potelé au bout duquel se trouve un petit index tout aussi potelé et hurler s’écrier : Api ! Et il ne s’arrêtera pas tant que vous ne lui aurez pas signifié d’une façon ou d’une autre, que oui, c’est merveilleux, extraordinaire, incroyable, bouleversifiant, c’est bien le chat qui vient d’entrer dans la pièce.

On a pourtant cru, à l’âge de 11 mois, qu’il allait enfin s’exprimer comme tout le monde, lorsqu’il s’est mis à répéter en boucle, sans faute, cette phrase inoubliable : » Il est là-bas, Chapi ». Mais ce fut un faux espoir car plus il la répétait, plus il la déformait. La lose. Le Bigorneau ne sera donc pas Prix Nobel de Littérature (bah quoi, on vise haut sur le rocher) à l’âge de 24 mois.

Notons toutefois, quelques avantages notables à l’utilisation du Chapi :

1) Il sert d’avertisseur sonore pour le chat, qui, dès qu’il l’entend, prend ses pattes à son cou. On évite ainsi quelques légers traumatismes.

2) Les papis légitimes – innocents qu’ils sont – sont tout flattés d’être l’objet des attentions langagières du Bigorneau dès que le chat est dans la pièce. Parce qu’il ne faut pas déconner, on n’appelle pas son papi papi quand on est un Bigorneau. On a des priorités, je vous le répète.

3) Pas la peine de s’ennuyer à apprendre le nom des animaux poilus à 4 pattes, ressemblant de près ou de loin à un chat, ce sera un Papi ! Et hop, ni vu ni connu, je t’embrouille.

Non

3è ex-aequo. Le non est beaucoup plus efficace quand prononcé avec gravité et emphase : Nononononon.

Mais pour décontenancer votre interlocuteur, vous pouvez l’asséner d’un ton franc et sans équivoqe, le tout accompagné d’un geste de la main pour repousser l’opportun : NON !

C’est clair. Non ?

Coucou

Est-ce vraiment un mot ? Ou plutôt : est-ce vraiment un mot quand il n’est prononcé correctement que pour imiter l’oiseau de nos bois ? Ou celui qui sort de la petite boîte pour donner l’heure ?

Parce que le Bigorneau imite à la perfection le coucou qu’il entend chanter dans le jardin.

Par contre, quand il s’agit de dire bonjour en secouant sa petite mimine, il préfère dire… Caca ! C’est tellement plus classe et puis, quand vous saluez tous les inconnus que vous croisez, ça offre de sympathiques accroches de conversation.

En construction

Aléatoires, pas toujours reconnaissable, juste avec l’intonation mais sans les bonnes syllabes, avec les bonnes syllabes mais dans le désordre, nous pouvons ajouter à notre liste :

– Merci

– Au revoir

– Coccinelle (mais il faut avoir l’ouïe fine ou beaucoup d’imagination)

– Là-bas

– Chien (Plutôt quin ou quien)

– Bateau (de bateau sur l’eau)

– Sur l’eau (avec le bateau)

J’oscille entre impatience et anxiété à l’idée qu’un jour, il saura vraiment parler.

Impatience, parce que c’est tout de même bien pratique (et mignon) et que ça nous évitera un certain nombre de cris et de crises.

Anxiété, parce que vu le débit de paroles du Bigorneau depuis toujours, je vais enfin  avoir une concurrence sérieuse sur le rocher.

Et vous, ils disent quoi vos crustacés ?

PS: Non, vous n’hallucinez pas, le blog a encore changé de tête. Et oui, c’est bien une nouvelle rubrique. Je fais ce que j’veux d’abord ! Zêtes pas ma mère ! Hmmm, désolée. Sincèrement, la motivation est aux abonnés absent, je n’ai pas beaucoup d’idées et je n’ai pas fini un livre depuis un moment, alors je me remotive avec ce qui occupe la majeure partie de mon temps : Ze Bigorneau.

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