Archives de Catégorie: Divers

« Si les candidats étaient « : portrait chinois pour vous aider à choisir

Petit jeu auquel vous avez tous joué enfant, ou récemment, y a pas d’âge. Normalement, c’est un autoportrait, mais il se trouve que je n’ai pas les candidats sous la main. Voici, en  tout objectivité, sans aucun parti pris, les réponses qu’ils auraient pu donner… Mais on n’est jamais trop prudent :

ÂMES POLITIQUEMENT SUSCEPTIBLES S’ABSTENIR

(Non, ce portrait ne penche pas du tout d’un côté.
C’est une illusion d’optique.
Objectif, j’ai dit. )

Si nos candidats étaient….

Un titre de film:

Sarkozy : Apocalypse Now

Le Pen : Au nom du père

Arthaud : Tout le monde n’a pas eu la chance d’avoir des parents communistes

Bayrou : Et au milieu coule une rivière

Mélenchon : Extension du domaine de la lutte

Poutou :  À la poursuite d’octobre rouge

Cheminade : Rencontre du 3ème type

Dupont-Aignan: Mon nom est personne

Joly : Titanic

Hollande : La grande bouffe

Un personnage de fiction :

Sarkozy : Rastignac,

Hollande : Bridget Jones,

Bayrou : Charles Bovary,

Marine Le Pen : Bellatrix Lestrange,

Poutou : Étienne Lantier,

Mélenchon : Toby Ziegler (The West Wing),

Joly : Caroline (la tortue dans Boule et Bill. La ressemblance est troublante)

Arthaud : Mafalda,

Dupont-Aignan : Thierry la Fronde,

Cheminade : Le professeur Tournesol

Des paroles de chanson :


Sarkozy : Les Poppys

« Non, non rien a changé
Tout, tout a continué
Hé ! Hé ! Hé ! Hé !

Et pourtant bien des gens
Ont chanté avec nous
Et pourtant bien des gens
Se sont mis à genoux
Pour prier, oui pour prier
Pour prier, oui pour prier
Mais j’ai vu tous les jours
A la télévision
Même le soir de Noël
Des fusils, des canons
J’ai pleuré, oui j’ai pleuré
J’ai pleuré
Qui pourra m’expliquer que… »,

Hollande : Jon Lajoie

« I am just a regular everyday normal guy…
Nothing special about me Mother Fucka
I am just a regular everyday normal guy…
When I go to the clubs I wait in line Mother Fucka
I am just a regular everyday normal guy…
I got 600 dollars In the bank Mother Fucka
I am just a regular everyday normal guy…
And my sexual performances is average »

Le Pen : Michel Fugain

« Elle est vivante, elle a encore
La haine au ventre, la rage au corps
La bête immonde

Qu’elle tourne au loin comme un vautour
Ou Rampe et ronge tout autour
La bête immonde

Depuis le temps qu’elle a fait le trou
De sa tanière grise
Là-bas, ici, partout
Au coeur de chacun de nous
Elle est l’enfant que la bêtise
A conçu avec l’ombre
La bête immonde »
Joly : Kana

« J’ai de petits problèmes dans ma plantation
Pourquoi ça pousse pas?

Moi, j’ai planté tomates et concombres.
Concombres ça pousse pas.
Alors moi, j’ai planté bien à l’ombre,
À l’ombre ça pousse toujours pas. »

Poutou : Les Fatals Picards

« Mon père était tellement de gauche
qu’à son mariage dans l’église
On chantait l’Internationale,
les femmes portaient des faux cils
Mon père était tellement de gauche
qu’on a eu tout plein d’accidents
Il refusait la priorité a droite, systématiquement »

Arthaud : Renaud

« Elle crèche cité Lénine
Une banlieue ordinaire
Deux pièces et la cuisine
Canapé, frigidaire
Préfèrerait habiter
Cité Mireille Mathieu
Au moins elle sait qui c’est
Pis c’est vrai qu’ça f’rait mieux
Sur les cartes de visite
Qu’elle utilise jamais
Ça mettrait du ciel bleu
Sur les quittances de gaz
L’en parlera au syndic
Si elle a une occase »

Mélenchon : Zebda

« Ami entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines
Ami entends-tu les cris sourds du pays qu’on enchaîne
Ohé, partisans ouvriers et paysans c’est l’alarme
Ce soir l’ennemi connaîtra le prix du sang et des larmes

Motivés, motivés
Il faut rester motivés !
Motivés, motivés
Il faut se motiver !
Motivés, motivés
Soyons motivés !
Motivés, motivés
Motivés, motivés !

On va rester motivé pour le face à face
On va rester motivé quand on les aura en face
On va rester motivé, on veut que ça se sache
On va rester motivé…

On va rester motivé pour la lutte des classes
On va rester motivé contre les dégueulasses

Motivés, motivés… »

Dupont-Aignan : Gérard Lanvin

« On m’appelle le chevalier blanc
Je vais et je vole au secours d’innocents
Dans la campagne résonne la poudre
Je vais et vole plus vite que la foudre

Mon épée est prête à servir
L’ennemi n’a qu’à me tenir
De chacun je suis respecté
Du paysan au chevalier

On m’appelle le chevalier blanc
Je vais et je vole au secours d’innocents
Cents fois ma tête fut mise à prix
Jamais personne ne m’a pris

Ces soldats ne me font pas peur
J’ai pour moi la force et l’honneur
La justice guide mon bras
Jamais rien ne l’arrêtera »

Bayrou : Max Boublil et Luce

« T’es moyenne
Lalalalalala
T’es moyen
Lalalalalala
Mais j’ai pas fait le difficile
A 5h du matin

T’es moyen
Lalalalalala
T’es moyenne
Lalalalalala
J’aurai préférée trouver mieux
Mais tu me faisais de la peine »

Cheminade : Balavoine

« J’aurais voulu être un artiste
Pour pouvoir faire mon numéro
Quand l’avion se pose sur la piste
À Rotterdam ou à Rio
J’aurais voulu être un chanteur
Pour pouvoir crier qui je suis
J’aurais voulu être un auteur
Pour pouvoir inventer ma vie

J’aurais voulu être un acteur
Pour tous les jours changer de peau
Et pour pouvoir me trouver beau
Sur un grand écran en couleurs

J’aurais voulu être un artiste
Pour pouvoir être un anarchiste
Et vivre comme un millionnaire

J’aurais voulu être un artiste
Pour avoir le monde à refaire
Pour pouvoir dire pourquoi j’existe  »

Une phrase célèbre :

Hollande : « Veni, vidi, vici »

Sarkozy : »Au revoir » VGE

Le Pen : « Tant va la cruche à l’eau… »

Joly :   » Dans chaque ami, il y a la moitié d’un traître.  »

Bayrou : « Impossible n’est pas français »

Poutou : « L’espoir fait vivre »

Dupont-Aignan : « C’est encore plus beau lorsque c’est inutile »

Arthaud : « Révolte ! Révolte ! » (Kaamelott)

Mélenchon : « Ah, ça ira, ça ira, ça ira »

Cheminade : « bloubloubloublou » (La denrée)

Un truc qui se mange

Le Pen : Une tête de nègre

Sarkozy : Un soufflé

Bayrou : Une truffe

Joly : La gaufre

Dupont-Aignan : Une pet de nonne

Hollande : (C’est trop facile !) Un flan, oui, mais un flan Dukan !

Arthaud : Du bœuf Stroganof

Poutou : Des baisers au chocolat

Mélenchon : du Chou en cocarde

Cheminade : de la Jelly (verte de préférence)

Stay tuned pour davantage d’aventures présidentielles dans la journée !

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Coup de gueule féminin (iste)

Qu’on se mette d’accord tout de suite : ce post ne sert à rien d’autre qu’à me soulager d’un certain agacement à la lecture d’articles sur le net. Vous trouvez cet agacement futile et inutile ? Vous avez sûrement raison. Mais faut que ça sorte avant la gangrène.

Lynch et Rossellini, magnifiques

J’ai du mal à comprendre comment on peut être une femme et faire l’apologie d’un type qui a passé sa vie à prendre en photo des nanas à poil, les jambes écartées de préférence. Le tout sans aucun esprit critique.

Je veux parler d’Helmut Newton et des nombreux articles qui lui sont consacrés en ce moment. Un peu partout, sur les blogs notamment, on salue son œuvre à l’occasion de l’exposition qui lui est consacrée au Grand Palais.

Helmut Newton, c’est le photographe des stars. À son palmarès : Catherine Deneuve, Grace Jones, Kate Moss, Karen Mulder, Monica Bellucci, Cindy Crawford et Claudia Schiffer. Bref, que de la mocheté.

Est-il un grand photographe ? Sûrement.

A-t-il marqué la photographie de la fin du 20ème siècle ? Il parait.

Ses photos sont-elles superbes ? Indéniablement.

Je n’ai aucun doute là-dessus, et je serais la première à reconnaitre le talent du monsieur, même si ce n’est pas ma tasse de thé. Ce n’est pas du tout le propos de cet article.

C’est  l’analyse qui est faite de son œuvre qui fait hurler mon âme féministe.

Helmut Newton libère la femme

Je ne vais pas mentir, intellectuellement, son œuvre me hérisse le poil. Et le fait que des femmes s’émerveillent sur la vision de la femme qu’il offre n’arrange pas les choses.

Car la femme, chez Newton, se réduit à son cul. Un magnifique cul, sensuel et tout et tout, orné de deux superbes nichons à faire bander le premier mâle venu. Un cul qu’on admire et qu’on envie. Mais un cul, néanmoins.

On est chez les Beautiful people, les Happy few au pays du cocktail luxe, mode et pouvoir. On se croirait dans le monde d’American Psycho.

Alors quand je lis qu’Helmut Newton redonne le pouvoir à la femme qui s’assume physiquement, qu’il efface la femme soumise, ça a le don de me foutre en boule.

Est-ce vraiment ce que vous y voyez en tant que femme ? Une femme qui s’assume ? Moi, j’y vois une beauté somptueuse et irréelle, capable de faire rêver homme comme femme, certes. Mais j’y vois surtout un femme dont le pouvoir et l’intérêt se limitent au sexe et à la séduction. J’y vois une femme vue par un homme.

Est-ce vraiment ce à quoi vous vous réduisez ? Êtes-vous à ce point aveuglées que vous ne voyez plus ce qu’ont de problématique ce genre de photos ?

Ou alors, je ne suis pas de la même espèce que mes congénères.

On est tellement plus à l'aise, un nichon à l'air

Parce qu’une fois passés l’admiration et le pur plaisir esthétique, je n’aperçois que des femmes vues à travers le prisme du regard de l’homme. Helmut Newton n’est au fond qu’un mec qui laisse parler ses fantasmes de mec. Il le fait très bien, c’est indéniable.

Mais par pitié, arrêtez d’invoquer la femme libérée, quand tout ce qu’on vous montre, ce sont de pauvres petites filles riches transformées en objets de plaisir.

Depuis quand les jambes écartées sont-elles un signe de progrès de la condition féminine ?

Un peu d’esprit critique n’a jamais fait de tort à personne. On peut admirer un artiste, sans cautionner ou reprendre à son compte ses idées. Vous avez aimé l’expo, dites-le mais s’il vous plait, dispensez-vous de répéter le laïus machiste qui l’accompagne. M. Newton était très fort en auto-justification, c’est sûr, sinon aucune femme n’aurait jamais plus accepté de poser pour lui.

Si c’est encore à travers le prisme de ces fantasmes purement masculins que les femmes de 2012 continuent de se voir et de se rêver, la condition féminine a définitivement du souci à se faire.

Ce n’est pas du tout du puritanisme de ma part. Il en faut beaucoup pour me choquer. Mais je m’interroge vraiment. Notamment quand je lis dans le même titre d’un article sur Newton, les termes « Porno chic » et « libération de la femme ». Et j’ai beau retourner le problème, je ne vois pas en quoi ça peut être compatible.

Après, il est aussi tout à fait possible que je n’aie rien compris au grand message féministe du gars Helmut. Expliquez-moi, je suis toute ouïe. Vous me jetterez des pierres plus tard.


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Déjà 4 mois : article narcissico-nombriliste

Voici un petit plaisir personnel et purement égoïste : le bilan de ce qui s’est passé dans les  coulisses de mes stats, depuis la création du coin.

Les mots-clés

C’est bien la partie la plus drôle de ces statistiques. Je crois que toutes les plateformes ne le proposent pas, mais avec WordPress, je sais quels mots-clés ont été utilisés pour atterrir sur mon blog. Principalement, ce sont des recherches Googles Images, je ne suis pas encore célèbre à ce point (cf partie 2 de l’article).

En vrac, voici les plus inattendus :

1) Cheze caik, sheese cake : amis de la langue française, bienvenus !

2) Recette de cheesecake séré : parce que le déserré, il est moins bien ?

3) Joe le champignon : je cherche toujours qui c’est…

4) Champignon de Bikini : amis de la poésie…

5) Tic chat : j’ai effectivement cité Tic et Tac, et mon chat, dans deux articles séparés. Mais je n’ai jamais fait dans le conseil vétérinaire.

6) Rambo anniversaire : je fournis le gâteau !

7) Elle dort : certes…

Et mon préféré de tous les temps :

8) Armée de coin coin : j’imagine le désœuvrement de celui qui a rentré cette recherche. Et je compatis.

En conclusion, je ne parle pas assez de cul, je n’ai attiré aucun pervers.

Pourquoi une telle affluence soudaine ? Serait-ce le début de la célébrité ?

A l’heure où j’écris cet article, 2664 pages du blog ont été affichées, soit une moyenne de 500 clics par mois. Sauf que la répartition est bien différente :

Mars 2012, le mois du succès. Déjà le tapis rouge se déroule et je me vois gravir les marches de la célébrité (oh, que c’est émouvant !).

Sauf que.

Dans la réalité, c’est la loose.

Pourquoi un tel afflux sur mon blog ? J’ai honte, mais il faut que je l’avoue : 50% de mes visiteurs sont arrivés ici parce que Google images m’aime.

Enfin, plutôt, il aime la photo de cheesecake que j’ai utilisée pour illustrer ma recette. Il l’aime tellement qu’elle apparait 3ème dans les résultats de recherche.

Génial, me direz-vous. Sauf que. Cette photo n’est même pas de moi !

On remarquera que les résultats d’Avril n’ont pas l’air si prometteurs : ces salauds de chez Google Images ont préféré pendant quelques jours un autre site au mien, faisant chuter dramatiquement mes résultats.

Faites des articles hyper profonds sur le sens de la vie, le port de la boutonnière chez Proust ou le style post-moderne d’Enid Blyton, et voilà comment on vous récompense ! En propulsant une pauvre recette de Cheesecake Numéro 1 ! Et encore, même pas la recette, sa photo !

Y a pas de justice, ma bonne dame.

En tout cas, merci à ceux qui passent par ici pour LIRE les articles 😉

Et comme je fais des introductions trop longues qui me découragent moi-même de lire mes articles jusqu’au bout, j’ai décidé de les mettre à la fin. Voici donc mon introduction qui a le mérite de trop bien imiter les conclusions :

Généralement, quand on a un blog, c’est pour évoquer divers sujets qui nous tiennent à cœur. Pour raconter notre journée, s’échanger des trucs pour se faire les ongles, des conseils pour éviter d’enfermer les mômes dans le congélateur. Bref, un blog, par essence, est narcissique. On le crée pour soi, puis au fil du temps, on aimerait bien que les autres apprécient aussi ce « soi » qui s’y affiche.

Je ne fais pas exception à la règle et, avec ce blog qui vient de fêter ses 4 mois d’existence – une première – je me suis découvert un nouveau passe-temps : le rafraichissement fébrile et compulsif de la page des statistiques WordPress.

Quel égocentrisme ! Quel manque d’humilité ! Elle s’attend à quoi la bonne Dame, à exploser les compteurs avec son blog tout pourri d’amateur ?

Non, pas vraiment (même si c’est un rêve secret), mais on y apprend des trucs ‘achement drôle, parfois. Et puis, soyons honnête, j’aime parler de mon blog. Par contre, je ne lis jamais les articles des autres sur le sujet. Ça me gonfle. Alors vous êtes autorisés à faire de même.

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Elle est où la poulette ? – Mes élèves sont hilarants 2

La poulette

En cette période d’œufs et de lapins de Pâques, il convient d’évoquer la double vie de la poulette.

Parce que, bêtement, quand on est moi – et vous, j’en suis sûre – une poulette, c’est une petite poule. Qui fait côt-côt, ou pas. Mais qui a des plumes, c’est imparable.

A la rigueur une poulette peut désigner une femme. Ce qui me fait penser qu’il faut que je vous parle un jour des magasins qui ne savent pas choisir leur nom. Comme « Chez Cocotte ». Parce qu’à moins d’avoir envie d’être fringuée comme une pute, j’éviterais d’y faire mes achats.

Pour en revenir à nos gallinacées, que ne fut ma stupéfaction d’entendre prononcer son nom lors d’un de mes cours. Qui généralement s’y prêtent peu.

« Madame, j’ai une poulette ! », s’exclama K.

Je clignai des yeux plusieurs fois et m’assurai rapidement qu’aucun volatile ne trainait dans les environs.

Une fois rassurée, mon neurone ne fit qu’un tour sur lui-même, et j’eus cette réaction dont toute la planète, depuis, m’envie l’éloquence :

« Hein ? »

 » J’ai une poulette, je peux pas écrire. »

   

Je vous laisse imaginer ce qui traversa ma petite tête quand j’eus compris qu’il n’y avait pas erreur de prononciation. Il était bien question de poulette.

Ce n’est que quand K. joignit enfin le geste à la parole – il craignait pour ma santé mentale –  que ses propos me parurent limpides.

Sur son doigt, trônait une superbe et blanchâtre ampoule, due sans aucun doute à un travail acharné à l’école (ahahah).

Ben oui, une petite ampoule, une poulette, quoi !

Régionalisme ? Inculture de ma part ? Pauvreté de mon patois ?

En tout cas, inutile de vous dire que j’étais la seule dans la salle à n’avoir jamais entendu cette expression…

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Ça gère la fougère – Mes élèves sont hilarants… de la Baltique

Ce n’est plus un secret avec un titre pareil, je suis prof. Et parfois, dans ce métier,   je m’instructionne grâce à mes élèves, dans la joie et la bonne humeur. Ils ont, notamment, enrichi considérablement ma connaissance de la langue française.

Ça gère, la fougère

C’est la dernière découverte en date. Et depuis que je l’ai entendue, spontanément utilisée par K. alors que je venais de lui apporter mon aide sur un épineux problème,  je n’ai cesse de la recaser dès que je peux.

« Waouh, ça gère la fougère, madame ! », furent ses mots exacts. Et moi de m’esclaffer.

Cela m’a pris quelques minutes avant de réaliser qu’il n’y avait aucun rapport  entre une quelconque gestion de situation et la plante. Je m’imaginais K., perdu en forêt, en train de trier des feuilles de fougères pour réaliser un herbier, ordonné et étiqueté, mais ça ne collait vraiment pas.

Tout est dans le plaisir de l’allitération !

J’ai même cru que K., amoureux des mots, avait inventé cette expression, hautement improbable. Mais il aurait fallu savoir ce qu’était une fougère. On a beau habiter la campagne, on a des principes, comme celui de ne jamais s’approcher d’un truc vert, de près ou de loin. Sauf si ça se fume.

J’ai donc fait appel à mon ami Google qui m’a confirmé son existence dans des contrées plus éloignées, géographiquement et temporellement (expression ajoutée au dico-des-mots en 2007 !). Il aura tout de même fallu 5 ans pour que l’expression parvienne jusqu’à nous.

L'attaque de la fougère mutante

Qu’est-ce donc que ça signifie donc ?

« Ça gère, la fougère » est l’exact synonyme du simple et beaucoup moins élégant « Ça gère », et la version pécaille (péquenot + racaille) du plus citadin « Ça gère, l’étagère ».

Les pécailles normandes adapteront l’expression grâce à un élégant « Ça gère, le camembert », les alsaciens préfèreront le « Ça gère le munster », digne hommage à leur région. Et si vous êtes plus versé dans la plante à fleurs, choisissez le « Ça gère la primevère », comme variation printanière.

Y a pas à dire, la jeunesse a le sens de la poésie et de la musique des mots. Quelle créativité !

NB : Ça gère la fougère a bien évidemment sa page Facebook pour pouvoir s’exprimer. Non mais oh, j’en vois parmi vous qui, en vieux cons réactionnaires, étaient prêts à la censurer ! Sales vieux !

La prochaine fois, je vous parlerai de la poulette. Elle est où la poulette ?

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