Top Ten Tuesday : 5 livres de Fantasy pour les grands

Vous aimez les lectures qui n’en finissent pas ? Fermer un live tout en sachant qu’il reste encore 3 volumes derrière ? Vous aimez les longues épopées même pas intergalactiques ? Les fuites effrénées par instinct de survie ? Vous aimez les coeurs purs affublés de compagnons plus faillibles qu’eux ? Les héros endurant mille tourments et épreuves pour notre bien à tous ? Vous aimez les châteaux, les chevaliers, les combats à l’épée et les vieux bibelots ?

Et surtout, vous aimez la magie qui ne fait pas Crac-boum-hue ?

Alors, cette liste est pour vous !Cette semaine : Thème libre ! Et j’ai choisi…

5 livres de Fantasy

pour les grands :

Pourquoi ce choix ? Parce que c’est une jungle, et qu’il est facile de s’y perdre. Parce qu’il y a proportionnellement beaucoup plus de daubes qu’ailleurs. Parce que ça va me rappeler de bons souvenirs.

Je ne suis ni une grande consommatrice, ni une spécialiste du genre. Certains « classiques » m’ont fait hurler de rire et je les ai posés à la 30ème page.

Du coup, 10 excellents romans, c’est trop, faut pas abuser. En plus, ils font tous 3000 pages en moyenne. Je m’arrêterai donc à 5.

1) Le seigneur des anneaux – The Lord of the rings – JRR Tolkien

« Un Anneau pour les gouverner tous,

Un Anneau pour les trouver

Un Anneau pour les amener tous et dans les ténèbres les lier

Au Pays de Mordor où s’étendent les ombres »

Comment ne pas le citer ? C’est un univers d’une richesse incroyable. Tellement fouillé et complet qu’on se prend à y croire. Une magnifique épopée, exaltante, émouvante, à condition de dépasser les 100 premières pages.

Si vous êtes réfractaire, rapport à tout le tapage autour du film et aux boutonneux qui ne jurent que par ça, dites-vous que pour une fois, ils ont raison.


2) Le cycle de l’assassin royal / La citadelle des ombres – The Farseer Trilogy et The Tawny ManRobin Hobb

En poche, le cycle de l'assassin royal

À l’origine, ce sont deux trilogies. Mais les aléas de la traduction et de l’édition françaises les ont transformées en une multitude de volumes. Avec parfois des titres différents. Pratique, non ?

Dans un univers médiéval, rude et légèrement obscurantiste, nous suivons Fitz, le bâtard du roi, élevé à la cour comme assassin royal. Mais le royaume, jusque là en paix, devient la cible des attaques des pirates rouges, qui transforment les hommes en animaux. Fitz, tiraillé entre deux formes de magie, l’une légale, l’autre bannie, devra trouver son rôle dans la défense du royaume et de la famille royale dont il est issu.

Ces romans marquent le début de mon intérêt pour l’héroïc-fantasy. Ils m’ont tenue des nuits entières en haleine, et pourtant, je n’offre pas mon précieux sommeil si facilement.

L’univers m’a fascinée. (Et j’étais tombée amoureuse de Vérité qui disparait pendant la moitié du roman, il fallait que je le retrouve !)La magie n’y est jamais loin, sans pourtant être vraiment présente. Pas de feux d’artifice ou autres magiciens à paillette. Mais une subtile poésie macabre et des personnages bien campés et très attachants. Et ils souffrent. Et on aime ça. Mais c’est sûrement pour leur bien, non ?

3) Les aventuriers de la mer / L’arche des ombres – The Liveship Traders – Robin Hobb

J’emprunte à Wiki : « Ce cycle raconte l’histoire d’une famille de marchands de la très prospère Terrilville, bien au sud de Castelcerf (ville où commence l’histoire de L’Apprenti assassin). Cette famille possède la Vivacia, une vivenef – formidable vaisseau pouvant devenir vivant, et surtout, pouvant remonter le fleuve du Désert des Pluies afin de faire le commerce d’objets merveilleux. À la mort d’Ephron Vestrit, capitaine de la Vivacia, la lutte pour posséder la vivenef commence. »

Objectivement, cette trilogie (elle aussi morcelée en français) est meilleure que celle citée précédemment. Les personnages y semblent plus fouillés et l’exotisme qu’ils dégagent, de même que les lieux, les rend fascinants. On suit plusieurs personnages, bien moins têtes à claques que Fitz, mais aussi beaucoup plus ambitieux et en phase avec leur monde. Ça fait du bien. Et puis, il y a cette présence tout au long du roman, ce personnage dont je n’ai pas rencontré d’égal ailleurs : la vivenef, ce bateau adoré et maudit. Un vrai héros de tragédie.

Et puis, mesdames, un argument de poids : Robin Hobb est une femme. Et ça se sent. On  a dans ces différentes trilogies une très belle galerie de personnages féminins, forts et indépendants. Et des personnages avec un véritable rôle à jouer, pas des potiches.

Chronologiquement, elle fait le lien entre les 2 parties de l’assassin royal et permet de combler certains « blancs ». C’est d’ailleurs parce que je ne l’ai lue qu’en second qu’elle m’a, au final, moins marquée. Peut-être aussi parce qu’il a fallu que j’attende la sortie de quelques tomes, bien petits, avant de finir la lecture directement en anglais.

Peut-on apprécier pleinement cette série sans avoir lu L’assassin royal ? Pas la 1re partie, en tout cas.

4) Le secret de JiPierre Grimbert

Enfin un auteur français !

Je vous renvoie à Wiki pour le synopsis. Mis à part une écriture agréable, ce que j’ai aimé ici, c’est l’épopée communautaire. Car le secret de Ji, c’est l’aventure d’un groupe, hétéroclite, héritier d’un lourd passé qu’ils ne maîtrisent pas.

On y retrouve au final quelques composantes qui ont fait le succès du Seigneur des anneaux (la force et le poids d’un lieu, le groupe d’aventuriers choisis par le destin), mais ici la communauté ne se disloque pas si rapidement.

Le problème des auteurs de Fantasy, c’est qu’ils ne savent pas s’arrêter. Car après le secret de Ji, nous avons eu le droit aux enfants de Ji puis aux gardiens de Ji. Chaque série est, bien sûr, un peu moins bonne que la précédente.

Grimbert est aussi l’auteur de l’excellent Tome 1 de La Malerune. Malheureusement, il n’a pas poursuivi lui-même cette série et son successeur n’est pas à la hauteur.

5) Les princes d’Ambre VS Les chroniques d’Alvin le faiseurZelazny VS Scott Card

Ces 2 séries n’ont rien de bien exceptionnel, mais je m’en souviens encore, ce qui n’est déjà pas si mal. Et comme il en fallait 5…

Si vous avez beaucoup de temps devant vous, lisez Les princes d’ambre (10 tomes). Ça ne casse pas trois pattes à un canard, mais on se laisse malgré tout très vite prendre au piège de cette saga interminable. D’ailleurs, quelques volumes en moins, ça n’aurait pas été désagréable.

Si vous êtes très patient, lisez Alvin. La série n’est pas finie, et si ça se trouve, Scott Card a rejoint le paradis des mormons. Ce ne serait pas de bol. Un très bon moment (je n’ai lu que les 3 premiers, ceci dit) à condition d’avoir de quoi enchainer et d’être riche. (4 tomes en poche, le reste chez l’Atalante)

BONUS :

– Mention spéciale « écrit avec les pieds » : La tapisserie de Fionavar de Guy Gavriel Kay

– Mention spéciale « pour adolescents américains incultes » : Le cycle de Pendragon de Stephen Lawhead

– Mention spéciale « très bon souvenir de lecture adolescente » : Les Dames du lac de Marion Zimmer Bradley

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5 réflexions sur “Top Ten Tuesday : 5 livres de Fantasy pour les grands

  1. noomimoon dit :

    Je me reconnais bien dans le délicieux souvenir que m’a laissé M.Bradley (pour Les Dames mais aussi ses romans de S-F que j’avais dévorés au lycée). Je connaissais « Ji » de nom mais je n’ai jamais eu l’occasion de m’y plonger, merci de m’en avoir donné l’envie.

    • Coffee dit :

      Mais de rien !
      C’est drôle, mais je n’ai pas du tout accroché aux romans de S-F de Zimmer Bradley. J’avais du mal avec le style, notamment. Les goûts et les exigences changent avec le temps, et j’y ai accédé bien plus tard, ceci expliquant sans doute cela.

  2. Jay dit :

    Je suis d’accord pour Robin Hobb et Tolkien (forcément), pareil pour Grimbert et Zimmer Bradley (c’est forcément moins bien) mais il manque tout de même l’auteur de fantasy le plus vendu au monde, le cultissime Terry Pratchett et son disque monde !

    Après, du côté de la fantasy un peu bourrin, on peut citer le défunt David Gemmell (Druss la Légende) ou l’auteur français à la mode Mathieu Gaborit (Les Chroniques des Crépusculaires).

    J’attends avec impatience de lire l’équivalent sur la SF 😀

    • Coffee dit :

      J’ai bien conscience qu’il manque de grands noms à ma liste. Mais j’ai tellement été déçue par certains romans qu’on me citait en exemple, que j’ai fuis certains best-sellers.
      Mais toi, t’es mon ami, t’as forcément bon goût alors je suivrai peut-être tes conseils ! (Même si le nom David Gemmel me donne déjà des boutons).

      • Jay dit :

        Concernant Gemmell, il fait plutôt dans l’efficace et le bourrin. Si tu recherches de l’épique, tu ne seras pas déçue, mais si tu veux de la profondeur à la Hobb, passe ton chemin 🙂

        Par contre, Pratchett, c’est un « must read », c’est décapant, cynique à souhait et sous des aspects burlesques, il s’agit en fait d’une vraie satire de notre société (de plus en plus d’ailleurs). Si tu en veux, je reste à ta disposition pour t’en prêter, je les ai tous (quoi? moi? fan? ah bon ^^).

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