Fin de vacances

vacances sempéToutes les fins de vacances, c’est pareil.

C’est chouette, les vacances. C’est plein de grasses matinées jusqu’à au moins 7 heures 30, de sorties au parc, de châteaux de sable sur la plage, de puzzles et de lectures à n’en plus finir.

Mais c’est le dernier jour et je me retrouve devant la page blanche. Et à chaque fois, je sèche. J’ai pas envie, c’est pas de ma faute. Le crayon me pèse. Pourtant, c’est la rentrée lundi, il va bien falloir que je m’y mette. Sinon, de quoi je vais avoir l’air avec mon cahier vide ? C’est pas sérieux d’aller à l’école sans avoir fait ses devoirs, surtout quand on est prof. Ça ne se fait pas, je devrais le savoir.

Le Bigorneau, lui, s’en fiche. Il me dit d’écrire ce que je veux, qu’il m’aiderait bien mais qu’à quatre ans, il ne peut point. Et puis, après tout, c’est mon travail. Ça et l’énorme tas de copies qui m’attend un peu plus loin.

Alors je sèche.

Toutes les fins de vacances, c’est pareil…

*

Chère estimée Maîtresse du Bigorneau,

On n’est pas partis au ski cette année. On n’a pas non plus gravi l’Everest ou traversé l’Atlantique. Je pourrais te dire qu’on a survécu à la mousson, rapport au temps pourri, mais le Bigorneau serait capable de démentir. Rien de tout ça ici, même si c’était chouette quand même. Mais je ne sais pas comment te raconter ces petits moments de notre quotidien sans donner l’impression qu’on s’est ennuyés comme des rats morts. 

Je me mets aussi à ta place: je le sais d’expérience, la lecture d’un récit morne et sans intérêt peut pousser à la dépression. Et chaque lundi d’après vacances, tu t’infliges cette punition supplémentaire. Ce n’est pas sérieux, il faut prendre soin de toi. C’est la reprise, c’est lundi. A chaque jour suffit sa peine.

Alors, s’il te plaît, maîtresse, aie pitié de toi, de moi, et arrête de me donner des devoirs de vacances.

Merci d’avance, pour moi et -j’en suis sûre- pour les autres parents qui souffrent en silence.

Cordialement,

La Maman du Bigorneau

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Falaises d’Olivier Adam

falaises« Tiens, tu ne l’as pas déjà lu, ce bouquin ? » s’étonne mon cher et tendre. Pas du tout, pas encore. Mais il a raison, ce roman a tout d’une mélodie familière.

Falaises est un récit à la première personne. Et cette première personne, Olivier, semble une vieille connaissance. C’est comme s’il était assis à côté de vous, un verre à la main, une clope de l’autre, et vous murmurait les mots qui tissent sa vie. Les falaises d’Étretat aujourd’hui et hier. Le point de départ et d’arrivée: le suicide de la mère, il y a 20 ans, à Étretat. Mais aussi le grand frère Antoine, Lorette, Nicolas, Léa et toutes ces âmes perdues, compagnons de désespoir, qui l’ancrent dans la vie et l’empêchent de passer par-dessus bord. Tous ces mots qui disent la peur, la solitude, le manque, vous emportent de l’Ouest à l’Est, du présent au passé. Le sac et le ressac. Et on y laisse à chaque vague un peu de peau sur le sable. Mais ce n’est rien car cette voix si apaisante et familière, le verre d’une main, la clope de l’autre, vous enveloppe et vous maintient à flot.

Alors oui, mon chéri, ce roman je l’ai déjà lu. Olivier – Adam ou non – m’a déjà chanté son histoire même si les faits et héros en étaient différents. J’ai lu Les Lisières et Je vais bien, ne t’en fais pas. Et je connais donc Olivier, quelque soit son nom.

Falaises est une petite perle, une variation sur le même thème, une chanson triste et douloureuse qu’on aime fredonner car on sait qu’elle guérit les plaies les jours de tempête. Mon chéri dirait sûrement que c’est un roman de dépressif pour dépressif. Peu importe, les mots y sont trop joliment égrainés pour être ignorés.

«   J’ai trente et un ans et ma vie commence. Je n’ai pas d’enfance et, désormais, n’importe laquelle me conviendra. Ma mère est morte et tous les miens s’en sont allés. La vie m’a fait une table rase où Claire et moi nous nous asseyons, où Chloé s’est invitée, un sourire très doux au coin des lèvres. 
  J’ai trente et un ans et ma vie commence ainsi, perdue dans la nuit maritime. Derrière moi, à peine plus concrètes que des ombres, moins denses qu’un peu de fumée, Claire et Chloé me regardent, la plus petite au creux de la plus grande, toutes deux figées dans le silence de !a chambre d’hôtel. Claire me sourit puis se rendort, et leurs respirations se confondent. 
  Ici la nuit est profonde et noire de monde. Ma mère marche sur la lande, comme une fée somnambule. Antoine et Nicolas, Lorette et les autres dansent autour des flammes, les yeux clos et le visage tendu vers le ciel. Léa se tient tout au bord, sur la pointe des pieds comme sur un fil, à deux doigts du vide, funambule, équilibriste. »

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Millenium yum yum !

Millenium, Steg Larsson

J’aime lire les œuvres à succès après tout le monde. Ou pas du tout, d’ailleurs, la plupart du temps. Je me méfie. C’est mon esprit de contradiction. Mais Actes Sud a bien fait son travail : ces couvertures me faisaient de l’œil depuis un petit moment, et j’ai finalement sauté le pas. Et je n’ai (presque) pas été déçue.

Je ne suis pas une grande consommatrice de polars, n’avais jamais lu d’auteur suédois et j’ai découvert à la lecture du 1er tome un univers totalement dépaysant et en décalage avec mes attentes du genre.

Le journaliste Michael Blomkvist accepte d’enquêter, pour le compte d’un vieil entrepreneur millionnaire, sur une affaire familiale qui hante ce dernier depuis des années. Il part donc s’installer, loin du scandale médiatique qui accompagne sa récente condamnation pour diffamation, chez le vieillard afin de fouiller dans l’opaque passé de la famille.

Le rythme des Hommes qui n’aimaient pas les femmes est lent, l’intrigue prend son temps comme ralentie par le climat suédois, et il faut du temps pour que les personnages se révèlent à vous. Rien que les noms et les lieux traversés, complètement exotiques pour l’inculte que je suis, créent une mélodie hypnotique -certains diront soporifique- et très vite, on ne peut plus poser le roman. On s’approche davantage du huis-clos familial oppressant que du polar américain, rapide, glauque et sanglant . En tout cas au début, car le rythme, inévitablement s’accélère, et l’on est emporté dans un tourbillon d’évènements qui ne cessent de nous surprendre. Bref, un excellent moment.

C’est avec plaisir qu’on retrouve nos héros dans le second tome de la trilogie, La Fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumettemême si le charme glacé de la campagne suédoise laisse place à un univers urbain plus conventionnel. Le rythme est bien plus soutenu, la lecture toujours aussi addictive, mais l’intrigue, toujours très bien ficelée et efficace, prend de l’ampleur géographiquement et va fouiller du côté de la mafia et du complot. Des thèmes plus classiques donc, mais impossible là encore de faire une pause, suspendue au destin rocambolesque des personnages. L’univers a perdu de son originalité, mais le rythme est haletant et les héros attachants.

Quant au dernier tome, La Reine dans le palais des courants d’airje serai brève, car la seule raison qui m’a poussée à le terminer est le lien créé avec les deux héros de cette trilogie. Mais pourtant, cet opus m’a profondément déçue et ennuyée. La trilogie suit une évolution, certes inévitable, mais qui s’éloigne trop de ce qui faisait son charme et son originalité initiaux.

Les beaux yeux de Daniel Craig attendront encore un peu, je ne suis pas du tout tentée par une adaptation. J’ai tort ?

Quand tu es prof de lycée (Gifs 2)

Quand je découvre que certains BTS savent à peine lire et écrire

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Quand je corrige trop de copies à l’heure

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Quand j’ai enchaîné plusieurs paquets

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Quand j’ai lu toute la soirée que Victor Hugo, auteur du 17e siècle, avait écrit des livres.

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Quand Kevin rencontre par hasard la Culture. Ou que la Culture rencontre Kevin.

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Quand un élève somnole en classe

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Quand j’annonce un devoir-surprise et qu’on me demande si je suis sérieuse

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Quand Kevin a compris ma blague, mais pas Dylan.

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Quand, pleine d’illusions, je m’installe pour écouter des exposés

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La réalité

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Quand Kevin découvre sa sexualité

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Quand Kevin me demande comment on écrit « évaluation »

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Quand Kevin m’explique que La Bruyère ne sait pas parler français

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Ce à quoi pensent vraiment Kevin, Dylan et Steven-Charles pendant mes cours

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Quand je traverse le lycée avec le matériel de vidéoprojection

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Quand le proviseur utilise un sigle made in Education Nationale

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La veille d’une inspection

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Le cerveau d’un prof post-marathon conseils de classe, réunions parents-profs du 1er trimestre

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Petits Papiers

J’ai un nouveau hobby: la découpe de papier ! Après avoir diverti le Bigorneau à coups de ciseaux pour créer divers paysages de savane, j’ai investi dans un peu de matériel et  dans le grand livre des papiers découpés, pour les idées.

Avec un peu de dextérité et de patience, j’ai réalisé ma première carte, en suivant un modèle du livre:

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Puis une seconde. Et là, j’ai eu du mal à trouver quelque chose qui correspondait à mes goûts et à ceux du Bigorneau. Alors, je me suis lancée, et j’ai créé ma propre carte, d’après un dessin trouvé sur le net modifié par mes soins:

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Et comme j’adore ces contrastes, j’ai continué en dessinant entièrement mon premier gabarit. Tadam !!!!

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J’ignore combien de temps ça va durer, mais pour l’instant, je m’éclate ! J’aime construire des cartes avec plusieurs plans et surtout des détails personnalisés, et si mes talents de dessinatrice sont limités, je compense parfois en piquant des idées sur le net.

chat cheshire       hibou

Prochain projet: une carte d’anniversaire pour un copain du Bigorneau.

On s’amuse comme on peut !🙂

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